Communiqué
pour diffusion immédiate

Projet de loi sur la lutte à la pauvreté
L’Union des consommateurs encourage le gouvernement à passer à l’action

Québec, le 19 novembre 2002 – Tout en souscrivant aux constats et aux principes énoncés dans le projet de loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, l’Union des consommateurs, lors de la présentation de son mémoire, aujourd’hui, en commission parlementaire, exhorte Québec à adopter dès que possible le plan d’action découlant du projet de loi 112 et à appliquer des mesures concrètes pour rehausser les revenus des familles pauvres, telle que la hausse du salaire minimum et des barêmes de l’aide sociale.

Les Associations coopératives d’économie familiales (ACEF) membres de l’Union  des consommateurs constatent tous les jours, dans leur travail sur le terrain auprès des ménages éprouvant des difficultés budgétaires, une détérioration des conditions de vie des personnes pauvres. Cette situation découle principalement, selon l’Union des consommateurs, des compressions pour atteindre le «déficit zéro» à Ottawa et à Québec. Étant donné que les finances publiques semblent assainies et considérant que les plus démunis ont souffert plus que d’autres des compressions, l’État doit maintenant s’attaquer au problème de la pauvreté en augmentant sans plus attendre les revenus des familles et des individus pauvres.

Bon nombre de personnes vivent sous le seuil de la pauvreté (1) tout en ayant un emploi. Pour les bas salariés, le désengagement de l’État s’est fait sentir notamment par les hausses de l’assurance-médicament ou encore, la désassurance de certains soins médicaux ou dentaires. L’Union des consommateurs reconnaît que le projet de réforme des normes du travail proposé par le gouvernement Landry comporte des améliorations pour les petits salariés mais souligne du même souffle que pour éliminer la pauvreté, il faut hausser le salaire minimum et faire plus pour les travailleurs à statut précaire. On propose aussi une bonification du programme APPORT.

Comme le logement est le poste budgétaire le plus important pour les familles à faible revenu, l’Union des consommateurs demande un réinvestissement massif dans le logement social.

Finalement, il est clair, selon l’Union des consommateurs, que 515$ par mois n’assurent pas un revenu décent. La hausse des barêmes de l’assistance-emploi devrait permettre de couvrir les besoins essentiels comme la nourriture, le logement chauffé et éclairé, le téléphone, les vêtements et les médicaments.

L’Union des consommateurs souhaite que la lutte à la pauvreté devienne un objectif national, partagé par toute la société, incluant les entreprises privées, qui reçoivent annuellement, rappelle l’organisme, quelques cinq milliards de dollars des deux palliers de gouvernement en subventions diverses et en crédit d’impôt.

– 30 –

Source: Nathalie St-Pierre, directrice générale (514) 521-6820

Partager

[fb_like]

Laisser un commentaire