Communiqué
pour diffusion immédiate

Pour l’étiquetage obligatoire des OGM

Montréal et Québec, le 30 janvier 2003 – Des associations de consommateurs, des groupes écologistes, des syndicats et des groupes populaires condamnent unanimement la dernière version du projet fédéral sur l’étiquetage des OGM (organismes génétiquement modifiés) qui donne à l’industrie agroalimentaire le choix d’étiqueter ou non les aliments contenant des OGM. Le projet, soumis par l’Office des normes générales du Canada, vient confirmer le manque de volonté de la part de l’industrie agroalimentaire et du gouvernement fédéral de vraiment informer les consommateurs sur les OGM.

Le projet d’étiquetage volontaire prévoit que les aliments contenant des OGM pourraient être étiquetés PGG (produit du génie génétique) ou IGG (issu du génie génétique) ou TG (technologie génétique). «Il est évident que les normes volontaires d’étiquetage des OGM telles qu’élaborées par le gouvernement fédéral et l’industrie agrobiotechnologique feront en sorte que peu de produits contenant des OGM seront étiquetés et, sous le couvert d’acronymes inconnus des consommateurs. Ce qui n’offre pas le choix aux consommateurs de manger ou non des aliments contenant des OGM», déclare Éric Darier, responsable de la campagne OGM pour Greenpeace.

«Il est incohérent que le gouvernement fédéral refuse l’étiquetage obligatoire des OGM alors qu’il a récemment adopté des normes obligatoires pour identifier les éléments nutritifs des aliments parce que les normes volontaires étaient  incomplètes ou qu’elles n’étaient tout simplement pas appliquées. C’est un manque flagrant de respect pour les consommateurs», souligne Nathalie St-Pierre, directrice générale de l’Union des consommateurs.

La norme volontaire prévoit une marge de tolérance de 5% d’OGM dans les aliments sans qu’il soit nécessaire de les étiqueter; alors que l’Europe vient d’abaisser cette marge à 0,9%. «La marge de tolérance arbitraire de 5% adoptée au Canada est cinq fois supérieure à celle de l’Europe.  De plus, et contrairement à l’Europe, la norme volontaire canadienne ne prévoit pas de système de traçabilité et d’identification qui permettrait une vérification effective et un suivi sérieux de ce qui sera inscrit sur les étiquettes», note Marie-France Huot, d’Option consommateurs.

«Comme il n’y a pas eu de recherches indépendantes, approfondies et à long terme qui prouvent l’innocuité des OGM à la fois pour la santé et l’environnement, on devrait appliquer le principe de précaution et retirer les OGM de la chaîne alimentaire. L’étiquetage volontaire des OGM n’est qu’un moyen de cacher le fait qu’on nous prend tous pour des cobayes», affirme Denis Falardeau, de l’ACEF de Québec.

«Contrairement à la quarantaine de pays dans le monde qui ont imposé l’étiquetage obligatoire, le gouvernement canadien agit en collusion avec l’industrie de l’agrobiotechnologie en proposant l’étiquetage volontaire. Le Canada nie ainsi le droit fondamental du consommateur de savoir ce que contiennent ses aliments» ,explique Gaétan Chateauneuf, vice-président du Conseil central du Montréal Métropolitaire de la CSN.

En conclusion, le gouvernement fédéral s’obstine à faire adopter l’étiquetage volontaire des OGM alors que les sondages montrent que 95 % des Canadiens veulent un étiquetage obligatoire.

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Pour plus de renseignements :

Nathalie St-Pierre, Union des consommateurs (514) 521-6820
Éric Darier, Greenpeace (514) 933-1017
Gaétan Chateauneuf, CSN (514) 598-2017
Marie-France Huot, Option consommateurs (514) 598-7288
Denis Falardeau, ACEF de Québec (418) 522-1568

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