Communiqué
pour diffusion immédiate

Budget Séguin
Où est la priorité aux familles et le soutien aux plus démunis?

Québec, le 12 juin 2003 – Réagissant à la présentation du budget par le ministre des Finances du Québec, aujourd’hui, l’Union des consommateurs s’inquiète du sort des familles québécoises et plus particulièrement, des familles à faible revenu. «Il nous est difficile de commenter dans le détail les orientations du gouvernement, étant donné que les crédits ne seront déposés que demain et que d’autres décisions importantes sont annoncées pour l’automne. Dans les grandes lignes cependant, nous sommes très inquiets de ce virage vers un État minimaliste» souligne la présidente de l’Union des consommateurs, Thérèse Richer.

L’organisme constate que les familles pauvres devront encore patienter avant de voir leur sort s’améliorer et ce, malgré la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale et malgré les engagements du parti libéral autour de cette question. Ainsi, on sait déjà que les budgets du ministère de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille seront gelés, ce qui compromet des mesures comme l’instauration d’un barème plancher à l’aide sociale, le retour de la gratuité des médicaments (pourtant qualifié de «mesure urgente»par le premier ministre Charest) ou encore, l’abolition des coupures de prestations liées au versement d’une pension alimentaire pour enfants. «Avec des budgets gelés, c’est peut-être même l’indexation des prestations qui risque d’y passer. On est loin de la lutte à la pauvreté!», dit la présidente de l’organisme qui regroupe notamment des ACEF.

L’Union des consommateurs constate aussi que le gouvernement entend plus que jamais utiliser les sociétés d’Etat comme vache à lait, avec, par exemple, des revenus supplémentaires de 600 M $ dans le cas d’Hydro-Québec seulement. « Il faut s’attendre à des hausses importantes de tarifs d’électricité au printemps prochain, des augmentations qui feront plus mal aux familles moins bien nanties » commente Thérèse Richer.

L’Union des consommateurs espère, dans un pareil contexte, que le principe de la transparence, cher au ministre des Finances, sera aussi appliqué à Hydro-Québec. «Nous demandons que le vérificateur général examine les livres d’Hydro-Québec et que le secteur de la production soit soumis au contrôle réglementaire de la Régie de l’Energie» précise pour sa part Manon Lacharité, analyste de l’Union des consommateurs pour les questions d’énergie.

De nombreuses autres questions restent en suspend, comme le sort des garderies à 5$. Compte tenu que le ministre Séguin annonce en plus un exercice budgétaire tout aussi difficile l’an prochain, l’avenir paraît sombre pour les familles québécoises.

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Sources: Thérèse Richer, présidente
et Charles Tanguay, responsable des communications
(515) 521-6820

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