Communiqué
pour diffusion immédiate

ZLÉA:
Les consommateurs des amériques veulent être entendus à Miami

Montréal, le 12 novembre 2003 – L »échec de la dernière ronde de négociations de l »OMC à Cancun permet d »espérer, lors des négociations ministérielles de Miami sur la Zone de libre échange des Amériques (ZLÉA), des scénarios d »intégration laissant plus de place aux demandes des consommateurs et de la société civile. C »est du moins ce que souhaite l »Union des consommateurs, qui unit aujourd »hui sa voix à une quinzaine d »autres associations de consommateurs des Amériques sous l »égide de Consumers International (CI), pour exiger des gouvernements qu »ils intègrent les principes de protection du consommateur reconnus par l »Organisation des Nations unies (ONU) comme base d »un accord sur la ZLÉA.

À quelques jours du départ de leurs représentants pour Miami, les organismes membres de CI ont tenu à rappeler aujourd »hui que tout accord de libre échange devra s »articuler autour de la reconnaissance des besoins essentiels des consommateurs et fournir des solutions concrètes aux problèmes les plus urgents, tel la pauvreté.

Les lignes directrices de l »ONU pour la protection du consommateur pourraient constituer, selon l »Union des consommateurs et ses partenaires des Amériques, une nouvelle trame pour la ZLÉA. Un accord sur cette base permettrait de rétablir un certain équilibre entre les droits des consommateurs et les intérêts corporatifs. Il devrait en outre prévoir le renforcement des mécanismes de protection du consommateur et la reconnaissance du principe de l »équité dans les échanges commerciaux.

En particulier, l »Union des consommateurs presse le gouvernement canadien de reconnaître dès à présent l »importance primordiale des principes suivants pour la suite des négociations sur la ZLÉA:

  • le droit à une information complète, au moment opportun, pour tous les consommateurs et les représentants de la société civile sur le contenu des discussions, ainsi que le droit d »être entendus;
  • la reconnaissance du droit d »accès, pour tous les consommateurs, aux services publics essentiels, tel l »éducation, la santé, l »eau potable et l »électricité, ainsi que la reconnaissance explicite que ces services seront exclus des accords commerciaux;
  • le droit à une nourriture sûre et saine ainsi que l »élimination des subventions à l »industrie agroalimentaire;
  • l »apport au développement durable que constituent les modes d »échanges alternatifs tel que le commerce équitable.

À moins d »une plus large participation de la société civile et d »un virage vers des impératifs de lutte à la pauvreté et de développement durable, le gouvernement canadien devrait purement et simplement mettre un terme à sa participation aux négociations sur la ZLÉA.

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Source : Charles Tanguay
Tél. : (514) 521-6820

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