Communiqué
pour diffusion immédiate

La Régie de l’énergie donne raison à l’Union des consommateurs:  le Suroît n’est pas nécessaire

Montréal, le 5 juillet 2004 – L’Union des consommateurs se réjouit de la principale conclusion de la Régie de l’énergie, qui considère que le projet du Suroît n’est pas, contrairement à ce que prétendait Hydro-Québec, indispensable à la sécurité des approvisionnements en électricité des Québécois. L’avis rendu public aujourd’hui reprend plusieurs des arguments avancés par l’Union des consommateurs lors des audiences, notamment que le Suroît entrerait en service trop tard pour résoudre les besoins criants invoqués par Hydro-Québec pour 2005, 2006 et 2007 et que ce projet vise avant tout à donner à la Société d’État une marge de manœuvre pour bénéficier d’occasions d’affaires.

On se rappellera l’insistance d’Hydro-Québec et du gouvernement sur l’urgence de construire le Suroît. Ironiquement, le gouvernement se range aujourd’hui aux arguments de l’Union des consommateurs, en reportant la décision sur le Suroît à la fin des travaux de la Commission parlementaire sur l’avenir énergétique du Québec.

En outre, l’Union des consommateurs se félicite de voir que la Régie de l’énergie se rend également à ses arguments en ce qui concerne la nécessité de rendre publiques les données concernant le niveau des réservoirs des centrales hydroélectriques. L’organisme s’était d’ailleurs rendu jusqu’en Cour supérieure pour faire valoir sa position sur cette question. La recommandation de la Régie sur la divulgation de l’état des réserves renforce la position de l’Union des consommateurs, à l’effet qu’il s’agit d’un point essentiel pour assurer un débat transparent sur l’avenir énergétique du Québec.

En déclarant néanmoins qu’elle juge souhaitable le projet du Suroît, la Régie réoriente le débat sur la nécessité de laisser à Hydro-Québec l’opportunité de se créer une «marge de manœuvre» pour faire face à divers aléas. En ce sens, la Commission parlementaire prévue à l’automne sera cruciale pour débattre de l’opportunité et de la finalité d’une telle marge de manœuvre, notamment de la place que l’on réservera à l’avenir à la filière thermique, face à des alternatives plus écologiques comme l’efficacité énergétique et l’éolien. L’Union des consommateurs souhaite ardemment que ce débat puisse se faire en toute transparence.

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Source:

Charles Tanguay, responsable des communications
(514) 521-6820

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