Communiqué
pour diffusion immédiate

L’Union des consommateurs
lance «l’opération vigie» à la Régie de l’Énergie

Montréal, le 6 décembre 2004 – Des citoyens ont décidé d’assister aux audiences de la Régie de l’Énergie sur la demande de hausse tarifaire d’Hydro-Québec, qui débute aujourd’hui. L’Union des consommateurs lance en effet une «opération vigie» de deux semaines, au cours de laquelle de simples citoyens se relaieront pour écouter les débats et bien faire sentir à l’organisme et au gouvernement qu’en matière de hausse tarifaire, le cadre réglementaire actuel est sous haute surveillance par la population.

«Les citoyens rient jaune en entendant les motifs invoqués pour les hausses tarifaires, soit accorder un rendement satisfaisant à Hydro Distribution et à TransÉnergie, alors que chacun sait que l’entreprise intégrée fait des profits records de plus de 2 milliards de dollars» lance la responsable de l’Opération vigie, Isabelle Thérien. «La partie est trop facile: Hydro Production, l’entité la plus rentable, a été soustraite à l’examen de la Régie. Le gouvernement peut donc se cacher derrière la Régie, et attendre les dizaines de millions supplémentaires en dividendes qu’apporteront les prochaines hausses.»

Les profits records et la volonté exprimée par André Caillé de les porter à plus de 3 milliards $ au cours des prochaines années démontrent bien que, désormais, la mission d’Hydro-Québec est d’augmenter sa rentabilité à tout prix. Il s’agit d’une rupture avec le «pacte social» qui découle de la nationalisation de l’électricité, qui garantissait aux Québecois l’électricité au plus bas coût possible. Et l’argument selon lequel nos tarifs d’électricité sont parmi les plus bas au Canada omet de prendre en considération notre capacité de payer, qui est aussi plus limitée.

L’Union des consommateurs croit que la tendance du gouvernement à en vouloir toujours plus d’Hydro-Québec par l’augmentation des tarifs s’apparente à de la taxation déguisée. Il s’agit d’un moyen régressif de garnir les coffres de l’État, sachant que les ménages moins nantis consacrent déjà une part trop importante de leurs revenus à payer la facture énergétique et que 70% des foyers sont chauffés à l’électricité. «Sans transparence ni débat, les hausses tarifaires sont inacceptables dans le contexte actuel» dit la présidente de l’Union des consommateurs, Thérèse Richer.

Aujourd’hui à Montréal, pendant que des citoyens s’installeront aux côtés des représentants de l’Union des consommateurs à la Régie de l’Énergie, une autre brigade de l’Opération Vigie occupera, dehors, le Square-Victoria, afin d’informer les passants de la nécessité d’abroger la loi 116 et de réinstaurer la transparence dans les décisions qui touchent Hydro-Québec et les tarifs d’électricité.

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Source: Isabelle Thérien, responsable de l’Opération Vigie
(514) 521-6820

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