Communiqué
pour diffusion immédiate

L’Union des consommateurs dénonce l’anti-syndicalisme de Wal-Mart

Montréal, le 11 février 2005 – L’Union des consommateurs n’a jamais encouragé Wal-Mart ou quelqu’autre entreprise qui adopte ce modèle commercial; les conditions de travail offertes par l’entreprise ont toujours été dénoncées, de même que sa politique de prix, qui est de nature à briser la concurrence et à soumettre les distributeurs à des conditions proches du monopole.

Par ailleurs, l’Union des consommateurs a toujours appuyé les employés qui revendiquent des conditions décentes, et dénoncé l’insuffisance du salaire minimum et la précarité d’emploi.

La décision de l’entreprise confirme bien que Wal-Mart n’a aucune intention de remettre en question les conditions offertes à ses employés, puisqu’elles sont garantes des profits de l’entreprise, et encore moins de tolérer un rapport de force qui l’obligerait à négocier ces conditions. L’Union des consommateurs est d’avis que le salaire devrait constituer la forme par excellence de la redistribution des profits et de la richesse.

Wal-Mart, qui déclarait un chiffre d’affaire de 245 milliards $US en 2003, possède près de 220 magasins au Canada, qui emploient plus de 60 000 personnes; aucun n’est syndiqué. Le poids qu’exerce l’entreprise sur le marché pourrait entraîner des conséquences sur les conditions de travail de l’ensemble des employés de ce marché.

Sans appeler au boycott, l’Union des consommateurs encourage les Québécois à réfléchir à ces importantes questions et à agir en conséquences. Si le géant américain ne revient pas sur sa décision et ne cède pas aux pressions qui s’exercent sur lui de toutes parts, l’organisme pourrait appeler à un boycott généralisé.

-30-

Source:
Charles Tanguay, responsable des communications
(514) 521-6820

Partager

[fb_like]

Laisser un commentaire