Communiqué
Bilan de l’année de l’Union des consommateurs

Montréal, le 20 décembre 2007 – Comme il est d’usage à cette époque de l’année, l’Union des consommateurs dresse un bilan des dossiers et des enjeux qui ont marqué le monde de la consommation en 2007.


Au chapitre des bonnes nouvelles, soulignons le processus de modernisation de la Loi sur la protection du consommateur (LPC), enclenché par le gouvernement du Québec. Déjà, certaines modifications sont entrées en vigueur en 2007 et permettent notamment d’offrir aux consommateurs de meilleures protections pour leurs achats à distance et d’interdire certaines clauses dans les contrats qui visent à limiter les recours des consommateurs. L’Union des consommateurs souhaite que le gouvernement poursuive cette réforme et procède à d’autres changements à la LPC en 2008.

Un exercice de concertation mené par l’Office de la protection du consommateur (OPC) entre l’industrie et les associations de consommateurs a permis l’adoption, en 2007, d’un engagement volontaire qui devrait assainir le secteur de la vente d’automobiles usagées. Un exercice semblable avec les entreprises de téléphonie cellulaire s’est malheureusement soldé par le refus des entreprises à s’engager à assainir leurs pratiques.

Une autre initiative d’intérêt mérite d’être soulignée en 2007: la mise en place, par le gouvernement du Québec, de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois, qui a tenu une vaste consultation et dont le rapport, qui ne manquera pas de susciter d’importants débats, est attendu pour le début de 2008.

Parmi les dossiers de consommation marquants de l’année 2007, l’Union des consommateurs souligne celui des télécommunications. Dans un contexte de déréglementation précipitée de la téléphonie locale par le gouvernement Harper, les associations de consommateurs du Québec ont décerné aux entreprises de télécommunications la palme du secteur de la consommation qui génère le plus d’insatisfactions des consommateurs. Elles ont d’ailleurs réclamé au gouvernement du Québec un encadrement réglementaire spécifique pour ce secteur problématique.

Deux recours collectifs qui illustrent certains des problèmes typiques avec les entreprises de télécommunications ont été initiés par l’Union des consommateurs. L’un contre Bell, qui facture à ses abonnés des services qu’ils n’ont jamais demandés, et l’autre contre Vidéotron, qui modifie unilatéralement l’une des conditions importantes du contrat avec ses abonnés Internet.

L’Union des consommateurs a également mis en garde les consommateurs contre les garanties prolongées vendues à l’achat de certains biens, principalement électroniques ou électroménagers. Ces garanties sont en général très chères et procurent bien peu par rapport aux protections déjà prévues par la Loi. L’organisme a d’ailleurs initié un autre recours collectif contre Best Buy et Future Shop, au nom de tous les consommateurs qui ont acheté des garanties prolongées dans ces magasins.

L’Union des consommateurs souligne finalement les nouvelles préoccupations à l’égard de la publicité qui cible les enfants, dans le contexte des problèmes liés à l’obésité. Partout dans le monde, les entreprises agroalimentaires dont le marketing cible les enfants sont dans la mire des associations de consommateurs. La tristement célèbre campagne «Igor», qui a valu à Saputo une poursuite pénale par l’OPC, marquera 2007 comme exemple navrant de techniques de marketing que les consommateurs ne tolèreront plus.

L’Union des consommateurs est une fédération d’associations de consommateurs du Québec, qui regroupe dix Associations coopératives d’économie familiale (ACEF) ainsi que l’Association des consommateurs pour la qualité dans la construction (ACQC).

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Source : Charles Tanguay, Responsable des communications
514 521-6820

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