Communiqué

L’année 2008, vue par l’Union des consommateurs

Montréal, le 19 décembre 2008 – Comme il est d’usage à cette époque de l’année, l’Union des consommateurs dresse un bilan des dossiers et des enjeux qui ont marqué le monde de la consommation en 2008.


Au chapitre des bonnes nouvelles, soulignons la mise en place, après des années d’attente, de la Liste nationale de numéros de télécommunication exclus (LNNTE) ou liste «ne m’appelez plus», qui permet aux consommateurs qui ne veulent plus être importunés par des appels de télémarketing d’inscrire leur numéro de téléphone, de télécopieur ou de cellulaire sur une liste. Trente jours après cette inscription, les appels doivent cesser sous peine de sanction.

Dès sa mise en place, les consommateurs ont pris d’assaut les lignes téléphoniques et le site web de la LNNTE pour s’inscrire et en décembre, plus de 5 millions de numéros avaient été inscrits.

L’année 2008 a aussi été marquée par le dépôt d’accusations criminelles, en juin, contre 13 individus et 11 sociétés, dont Ultramar et Alimentation Couche-Tard, pour fixation du prix de l’essence dans quatre villes du Québec. L’annonce du démantèlement du cartel de l’essence par le Bureau de la concurrence est une excellente nouvelle pour les consommateurs, tout comme le dépôt de demandes de recours collectifs contre les compagnies accusées.

Une autre bonne nouvelle en 2008: la publication du rapport fort attendu de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois, après une vaste consultation. L’Union des consommateurs espère ardemment que le gouvernement du Québec mette en œuvre sans délai les recommandations, pertinentes et audacieuses, de la Commission Pronovost.

Par contre, l’organisme souhaite que la poussière des tablettes continue de s’accumuler sur deux autres rapports publiés cette année, qui n’ont guère surpris ni impressionné. Il s’agit du rapport Castonguay sur les soins de santé, qui plaide pour une plus grande place du privé dans le système de santé, et du rapport Montmarquette sur la tarification des services publics, qui constitue un réquisitoire presque caricatural en faveur du principe de l’utilisateur-payeur.

Le secteur des télécommunications continue de se démarquer comme le pire secteur de la consommation en 2008 et l’Union des consommateurs espère que 2009 amènera le gouvernement du Québec à sonner la fin de la récréation pour les entreprises de télécommunication, en leur imposant un encadrement législatif plus serré.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en aura déçu plus d’un par sa décision du 20 novembre dernier, qui prend pour avérés tous les arguments avancés par Bell et qui lui donne sa bénédiction à l’égard de sa pratique décriée de ralentissement d’Internet. Les enjeux sont importants, notamment en regard de la neutralité d’Internet. L’Union des consommateurs a initié un recours collectif contre Bell au sujet du ralentissement, lui reprochant de fausses représentations et une atteinte à la vie privée de ses abonnés.

Toujours au chapitre des télécommunications, l’Union des consommateurs donne une mauvaise note aux entreprises qui facturent désormais 15¢ pour chaque message texte reçu sur un appareil cellulaire. Elle rappelle au Premier ministre Harper sa promesse électorale de faire cesser cette pratique.

L’organisme a également dénoncé, en 2008, les entreprises qui, par des «textos empoisonnés» à deux dollars chacun, proposent aux jeunes des jeux et des concours bidon. Les compagnies de cellulaires se rendent complices de ces abus en jouant le rôle d’intermédiaire pour la facturation de ces services. Il s’agit d’un autre dossier à suivre en 2009.

L’Union des consommateurs est une fédération d’associations de consommateurs du Québec dont la mission est de promouvoir et de défendre les droits des consommateurs, en prenant en compte de façon particulière les intérêts des ménages à revenu modeste. Elle regroupe dix Associations coopératives d’économie familiale (ACEF) ainsi que l’Association des consommateurs pour la qualité dans la construction (ACQC).

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Source : Charles Tanguay, Responsable des communications
514 521-6820

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