Communiqué

La Coalition SOS Pronovost demande au gouvernement d’agir

Saint-Germain-de-Kamouraska, le 24 février 2010. Sous le thème «Sauvons notre agriculture», la Coalition SOS Pronovost, un regroupement d’agriculteurs, de consommateurs et de citoyens, accentue sa campagne pour inciter le gouvernement Charest à compléter sans délai la réforme des politiques agricoles proposée par la Commission Pronovost.

En plus de faire appel au grand public par le réseau Facebook, la Coalition demande une rencontre avec le Premier ministre Jean Charest. Dans une lettre qu’elle vient de lui adresser, la Coalition rappelle à M. Charest que son ministre de l’Agriculture, Claude Béchard, a promis pour le printemps une refonte des lois relatives à la mise en marché des produits agricoles, à la gestion de la zone agricole et à la représentation des agriculteurs, ainsi qu’un énoncé de politique agricole pour les années à venir.

SOS Pronovost souligne que le ministre Béchard a démontré jusqu’à présent une volonté ferme de mener à terme les réformes, cruciales pour l’avenir de notre agriculture. Il a su redonner à son ministère le leadership dans ce dossier et s’est montré habile à négocier la réforme avec les agriculteurs et avec ses collègues du gouvernement.

Toutefois, la Coalition craint que les problèmes de santé de M. Béchard ne mettent en péril la réforme. «La conjoncture politique difficile à laquelle doit faire face le gouvernement risque de rendre frileux le conseil des ministres à l’égard de réformes qui pourraient provoquer des turbulences, puisqu’elles remettent en cause un régime dont les bases remontent au début de la Révolution tranquille» craint le coordonnateur de la Coalition, Roméo Bouchard.

La Coalition constate que les nouvelles politiques plus restrictives dans les assurances agricoles font déjà mal à beaucoup d’agriculteurs. Ces politiques doivent s’accompagner d’autres réformes, indispensables pour diversifier et réorienter les agriculteurs vers des productions spécialisées et une mise en marché de proximité. Si, après avoir resserré les fonds alloués aux agriculteurs, on ne leur fournit pas rapidement les outils et un nouveau cadre pour se réorganiser et se redéployer sur le territoire, on assistera à l’effritement rapide de ce qui nous reste d’agriculture indépendante et on compromettra à jamais notre capacité d’assurer chez nous un minimum de souveraineté alimentaire et des conditions acceptables de santé publique et environnementales.

Pour la Coalition, il est clair que le modèle unique d’agriculture et le monopole de gestion en place ne permettent plus de répondre aux besoins actuels. «Si on n’assouplit pas et n’adapte pas les structures actuelles de mise en marché collective, de gestion des usages en zone agricole, de réglementation et de représentation syndicale, notre agriculture ne pourra pas se rentabiliser, se diversifier et se territorialiser en fonction des besoins actuels du marché et du milieu», affirme Roméo Bouchard.

Si le gouvernement devait surseoir à ces réformes, la Coalition estime que les agriculteurs et les citoyens auraient raison de conclure que le gouvernement, une fois de plus, cherchait simplement à sauver de l’argent plutôt qu’à relancer notre agriculture et améliorer la qualité de notre alimentation, de notre environnement et de notre occupation du territoire.

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Information :

Roméo Bouchard, coordonnateur, 418-492-5727, romeobouchard@sympatico.ca
Charles Tanguay, Union des consommateurs, 514-521-6820 p. 257,
tanguay@consommateur.qc.ca
Benoit Girouard, Union paysanne, 450-495-1910, lamiral.bio@sympatico.ca
Richard Favreau, Avenue Bio de l’Est, 418-736-5947, rfavreau@globetrotter.net

Pour prendre connaissance du texte intégral de la lettre au Premier ministre, consulter le site utilisé par la Coalition : www.libererlesquebecs.com

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