Le scandale des prisons
par Élisabeth Gibeau
analyste, politiques sociales et fiscales
Les conservateurs ont été élus en tant que champions des compressions de dépenses. Pourtant, l’une des mesures phare du gouvernement Harper – l’adoption de lois plus contraignantes en matière de justice criminelle – va faire exploser la facture des services correctionnels.
Un prisonnier coûterait aux contribuables 85 000$ par année. À combien s’élèvera la facture de la répression accrue décrétée par Ottawa? Et, si plus de contrevenants sont envoyés dans les institutions provinciales, d’où proviendront les sommes nécessaires pour couvrir ces dépenses supplémentaires ?
Le ministre Toews a l’audace de suggérer aux provinces de prendre l’argent à même les versements du Transfert social canadien, pourtant consacré au financement des missions sociales des provinces (éducation postsecondaire, aide sociale, services sociaux et centres de la petite enfance). Il reviendrait alors aux provinces de choisir où couper dans ces programmes pour construire des prisons et y enfermer plus de gens. Quelle indignité!
Il n’est pourtant pas difficile de saisir que, logiquement, moins de pauvreté, moins d’itinérance, moins de problèmes de santé mentale, moins de toxicomanie et une meilleure éducation entraînent inévitablement moins de criminalité. Plusieurs études tendent à démontrer que ces programmes, dans lesquels suggère de couper le ministre fédéral des prisons, sont justement ceux qui contribuent à diminuer les taux de criminalité.
Nombre d’organismes, dont le Barreau canadien, croient plutôt aux vertus de la réhabilitation. D’autres, comme le Conseil national du bien-être social, ont chiffré les avantages économiques de la lutte contre la pauvreté, qui constitue donc un réel investissement, et non plus une dépense nette, ce qui devrait donc plaire aux idéologues conservateurs.
Quand un investissement de 12,5 milliards de dollars (montant nécessaire pour assurer un niveau de vie décent à tous les Canadiens) évite 25 milliards de dollars en coûts et dépenses liés à la pauvreté, on comprend mal pourquoi un gouvernement choisit tout de même d’investir dans les prisons, plutôt que dans la prévention et la réhabilitation.
Au fédéral, aurons-nous droit au scandale des prisons plutôt qu’au scandale de la corruption? Qui donc a intérêt à construire des prisons?








2 types de prisons , soit une première offense ,où déli mineur ( sans violence ) dans un établissement un peu comme il existe de nos jours. Pour un crime grave ,où une deuxième offense: retour en arrière d’une 50 années :prison sans luxe ni centre sportif ,un endroit ou personne n’a le goût de passer une seule journée.Les prisoniers doivent travailler (pour au moins couvrir ce qu’ils coûtent à la société.)
Lors d’une première offense , chaque détenu doit « visiter » l’autre prison c’est à dire celle qui l’attend si il y a récidive de sa part ! Telle que je la voit, les gens y penseraient 2 fois avant de commetre un acte qui automatiquement les enverraient suer dans un endroit vraiment pas plaisent.
Bravo, Élisabeth Gibeau, je pense comme vous.
Et de fait même il faudrais faire le mémage dans les prison aussi, je pense pour ma part, que beaucoup tros de luxe dans les prison, le manger, je n’ai même pas les moyen de me payer tous se qu’ il peuve manger pour leur repas dans une semaine. Comme le reste, utilisateur payeur quand il ont les moyen de la faire. Je pense que la prison ne devrais pas être un endroit pour bien vivre, il faut payer pour savoir c’est quoi la liberté.
Pour ma part, je fait tout pour ne pas me retrouver a cette endroit.
Le système carcéral actuelle protège les criminels mais qu’en est t’il des victimes. L’aide offert aux victimes d’actes criminels est minime comparativement à 85000$ pour un prisonnier. C’est tout simplement innéquitable et injuste de notre système de justice. En plus, que l’aide juridique est innaccessible pour les vraies victimes à revenus moyens. Dans de tel cas, l’aide juridique devrait être offert aux victimes non aux criminels. Les prisonniers devraient payés à bien leurs biens provennant de la criminalité, fraudes s’il y a pour leurs emprisonnements.
C’est aberrant de constater que les prisonniers ne sont privés de rien au sujet de la nourriture alors que les personnes vivant dans des résidences doivent se contenter de 3 repas par jour dans un budget de 3.95$