Communiqué de presse

OGM
Dix ans d’obscurantisme par le gouvernement fédéral

Consommateurs: écrivez aux députés pour qu’ils appuient le projet de loi C-474

Ottawa, jeudi 03 février 2011 – Une délégation du Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM) a profité de son intervention, aujourd’hui, devant le Comité permanent de l’agriculture de la Chambre des communes, pour souligner le 10e anniversaire du rapport de la Société royale du Canada sur les organismes génétiquement modifiés. Les 58 recommandations de ce rapport de la plus haute instance scientifique au pays ont pratiquement toutes été ignorées par le gouvernement fédéral. Le RQcOGM demande aux députés de l’opposition de voter en faveur du projet de loi C-474 sur les OGM.
«C’est lamentable que le gouvernement canadien ignore toujours les recommandations de ce rapport scientifique qui réclamait déjà, il y a dix ans, toute une série de précautions concernant les OGM. Une société qui ignore à ce point l’avis de ses plus grands chercheurs le fait à ses risques et périls» déclare Éric Darier, de Greenpeace.

«Si les OGM étaient vraiment sécuritaires et s’il y avait des études le démontrant, il y a longtemps que le gouvernement canadien et l’industrie les auraient publiées partout. Pourquoi tant de secrets s’il n’y a pas de problèmes?», se demande André Nault des AmiEs de la Terre de l’Estrie.

«En ignorant la science, le gouvernement canadien favorise et protège les intérêts d’entreprises comme Monsanto, plutôt que l’intérêt des agriculteurs et des consommateurs. La dernière controverse porte sur la luzerne OGM qui, si elle est commercialisée, aura un impact dévastateur pour de nombreux agriculteurs. Les cultures OGM mettent notamment en péril l’exportation de nos produits agricoles, puisque de grands marchés refusent maintenant les produits contaminés aux OGM. La menace est particulièrement grave pour les producteurs biologiques. Il devient urgent que les députés votent en faveur du projet de loi C-474, qui rendrait obligatoire des études d’impacts sur les marchés avant d’autorisé une plante OGM.», soutient Benoit Girouard, de l’Union paysanne.

À quelques jours du vote sur le projet de loi C-474, les organisations membres du RQcOGM implorent la députation libérale de se joindre au NPD et au Bloc québécois pour que cette loi soit adoptée.

«Il est incroyable que le Canada n’ait toujours pas ratifié le Protocole de Carthagène sur la biosécurité que 160 autres pays ont adopté. Si la gestion des OGM au Canada est aussi stricte que le prétend le gouvernement fédéral, pourquoi refuse-t-il de se joindre à la communauté internationale et d’adopter le principe de précaution?» remarque Christine Gingras, agronome de Nature Québec.

«Le manque de transparence du gouvernement sur les OGM se manifeste aussi par un mépris inacceptable des consommateurs, que l’on prive du droit fondamental de savoir si leurs aliments contiennent des OGM. Une quarantaine de pays imposent aujourd’hui l’étiquetage obligatoire des OGM. Que cherche-t-on à nous cacher, en nous refusant ainsi ce droit de pouvoir choisir ce que l’on mange?» conclut Charles Tanguay de l’Union des consommateurs.

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Regroupement québécois contre les OGM

Information:
Eric Darier Greenpeace cell.: 514-605-6497
Christine Gingras Nature Québec cell.: 418-931-1131
Benoit Girouard Union paysanne cell.: 450-495-1910
André Nault Amis de la Terre de l’Estrie tél.: 819-562-4413
Charles Tanguay Union des consommateurs cell.: 514-743-0419

Référence:
Éléments de précaution: recommandations pour la réglementation de la biotechnologie alimentaire au Canada (Société royale du Canada – 2001) http://www.rsc.ca/files/publications/expert_panels/foodbiotechnology/indexFR.html

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