hqLa hausse de 4,3 % des tarifs d’Hydro-Québec à compter du 1er avril fera mal aux consommateurs québécois : l’augmentation annuelle moyenne sera de 70 $ par ménage, et de plus de 100 $ pour les propriétaires. Ces hausses sont essentiellement politiques. Ce sont en effet des décisions gouvernementales qui expliquent plus des trois quarts de la hausse des tarifs. Par exemple : le dégel du prix de l’électricité patrimoniale, produite par nos grandes centrales comme celles de la Manic, presque entièrement amorties. Ou encore l’achat d’énergie éolienne au secteur privé, payé par les clients d’Hydro, dépense inutile puisque le Québec nage dans les surplus d’électricité.

Il nous semble absolument inacceptable que les abonnés aient à payer pour de la production privée d’électricité alors qu’ils n’ont en réalité aucun besoin de cette énergie excédentaire.

Il ne nous semble pas justifié ou équitable que le gouvernement utilise les tarifs d’un service essentiel, l’électricité, comme une taxe déguisée, destinée à renflouer les coffres de l’État plutôt qu’à assurer la saine gestion financière de l’entreprise.  Cette taxe déguisée est d’autant plus inique qu’elle frappe tous les ménages de la même façon, peu importe leur revenu.

Cf : Positions d’Union des consommateurs sur les surplus d’Hydro-Québec :
http://uniondesconsommateurs.ca/2013/positions-dunion-des-consommateurs-sur-les-surplus-dhydro-quebec/

Cf : Commission sur les enjeux énergétiques du Québec : Maîtriser notre avenir énergétique : http://consultationenergie.gouv.qc.ca/pdf/Rapport-consultation-energie.pdf

Le mémoire présenté par UC dans le cadre de ces consultations : http://consultationenergie.gouv.qc.ca/memoires/20130920_134_Union_Consommateurs_M.pdf 

 

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Moratoire sur les compteurs dits « intelligents »:

On le voit et on l’entend,  la grogne s’installe partout en province à mesure que progresse le déploiement des compteurs intelligents, en raison des risques potentiels qu’ils représentent, notamment pour les gens qui sont sensibles aux radiofréquences. De plus, Hydro-Québec tarde à dévoiler ses nouvelles conditions de retrait pour ceux qui ne veulent pas être exposés aux émissions de ce type de compteur. L’Assemblée nationale a pourtant adopté à l’unanimité une résolution visant à éviter que les options de retrait aient un effet « punitif ».

Cf : Demande de moratoire sur l’installation de compteurs intelligents – Lettre à la ministre Martine Ouellet :
http://uniondesconsommateurs.ca/2013/demande-de-moratoire-sur-linstallation-de-compteurs-intelligents-lettre-a-la-ministre-martine-ouellet/
Cf : Décret 1326-2013, 11 décembre 2013, concernant les compteurs émettant des radiofréquences : http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=1&file=60863.pdf

 

  • Attendu que la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec recommande dans son rapport rendu public en février dernier que, compte tenu des importants surplus de production,  le gouvernement et Hydro-Québec agissent immédiatement pour cesser tout ajout de capacité de production d’électricité ;
  • Attendu que la production d’électricité par des producteurs privés est financée par les tarifs des clients d’Hydro-Québec, qui n’ont pourtant aucun besoin de ces approvisionnements supplémentaires, mais qui se voient de plus privés par ce biais de l’accès à une énergie moins coûteuse, issue du bloc patrimonial ;
  • Attendu que le gouvernement exige d’Hydro-Québec le versement de dividendes toujours plus élevés, et que les tarifs augmentent pour satisfaire à cette demande plutôt que pour assurer une saine gestion financière de l’entreprise qui dispense un service essentiel ;
  • Attendu que conformément au projet de Loi 25, le prix du bloc de l’électricité patrimoniale augmentera chaque année au taux de l’inflation alors qu’en 2000, au moment de l’approbation de la Loi 116, le gouvernement avait assuré qu’à l’avenir ce prix ne pouvait que baisser ;
  • Attendu qu’un nombre important de clients résidentiels d’Hydro-Québec préférerait ne pas être exposé aux radiofréquences émises par les nouveaux compteurs de l’entreprise, mais que cette dernière exige à ceux qui refusent ces émissions des frais de retrait punitifs et prohibitifs ;
  • Attendu que se multiplient les études qui indiquent que les émissions de radiofréquences de ces nouveaux compteurs pourraient représenter un risque pour la santé et que le fait d’autoriser l’installation de ces compteurs ne respecte pas le principe de précaution ;

 

Nous demandons aux partis :

  1. Entendez-vous agir pour que cesse immédiatement tout ajout de capacité de production d’électricité?
  2. Entendez-vous mettre fin au financement par l’entremise des tarifs des clients de tout projet de production d’électricité dont la finalité n’est pas de combler les besoins actuels de la clientèle québécoise?
  3. Entendez-vous mettre fin à l’utilisation des tarifs d’électricité comme taxe indirecte visant le financement de l’État ou l’octroi de subventions de nature industrielle?
  4. Quelles sont selon vous les conditions acceptables que pourrait imposer Hydro-Québec aux ménages qui ne veulent pas chez eux d’un compteur émettant des radiofréquences?
  5. Êtes-vous prêts à imposer un moratoire sur l’installation des compteurs intelligents, voire, le cas échéant, à ordonner que les émissions de radiofréquences des compteurs déjà installés soient désactivées?
  6. Êtes-vous prêts à vous engager à adopter une loi qui vise à ramener et à maintenir le tarif patrimonial à un niveau qui reflète le coût réel de production?

 

Nous vous invitons à participer au débat-midi, que nous animerons sur Twitter, le 1er avril 2014, de midi à 14h – sous le mot-clic #HydroQc2014.