assurance médicaments

L’enveloppe « santé » est un poste budgétaire qui prend de plus en plus d’importance pour l’ensemble des consommateurs, et ce, d’autant plus avec l’ajout de la taxe santé, qui est, selon nos calculs, totalement régressive, et les frais accessoires qui se multiplient de façon incontrôlée. La course à la privatisation et la tarification dans notre système de santé se poursuit à un rythme accéléré.

Pire : rappelons que le Canada est le pays où l’on retrouve les médicaments les plus chers au monde, avec la Suisse! Et les Québécois paient 1063 $/an pour leurs médicaments, soit 100 $ de plus que la moyenne des Canadiens. Bref : nous devons absolument nous attaquer aux coûts astronomiques des médicaments au Québec.

Pourquoi ne pas adopter des mesures de contrôle des coûts des médicaments, notamment en instaurant un régime entièrement public d’assurance médicaments?

En effet : 57 % de la population québécoise est actuellement assurée par des régimes privés d’assurances collectives dans lesquels : 1) les honoraires des pharmaciens ne cessent de faire gonfler la facture parce que non réglementés et 2) les compagnies d’assurance ne peuvent adéquatement contrôler les coûts. Conséquence : en plus d’être inéquitable pour ces assurés (qui paient deux fois le régime d’assurance médicament, dans leurs impôts et dans leurs primes d’assurance), le régime mixte prive le gouvernement d’un puissant outil de négociation.

En plus d’épargner 1 milliard$ par an, le gouvernement, en instaurant un régime entièrement public, contrôlerait en effet 100 % des achats de médicaments (au lieu de 43 % actuellement) et pourrait ainsi maîtriser ce poste budgétaire si important pour l’État.

Cf : Union des consommateurs: Pour un régime d’assurance médicaments entièrement public:  http://uniondesconsommateurs.ca/nos-comites/sante/rapports-et-memoires/pour-un-regime-dassurance-medicaments-entierement-public/

Les médecins québécois pour le régime public: http://www.mqrp.qc.ca/

 

  • Attendu que les Québécois paient 30 % de plus que la moyenne des pays de l’OCDE pour se procurer leurs médicaments;
  • Attendu que les Québécois sont assurés par un régime hybride d’assurance médicaments qui entrave leur accès aux médicaments à cause de conditions de service différentes selon que l’on soit assuré au public ou au privé (au privé : honoraires des pharmaciens qui explosent, taxe de 9% sur les primes, enfants non couverts gratuitement…);
  • Attendu que la taxe santé est régressive et inique;
  • Attendu que les frais accessoires en santé constituent une tarification déguisée, et qu’ils réduisent l’accès aux soins, avec des conséquences néfastes pour les patients et qu’ils sont contraires aux règles de notre système de santé public;
  • Attendu que l’Assemblée nationale a unanimement demandé au ministre de la Santé, en juin dernier de mettre fin à la pratique des frais accessoires;
  • Attendu que la privatisation et la sous-traitance ne sont pas susceptibles d’apporter d’économies et que, en matière de santé, ils risquent d’entraîner des atteintes à l’universalité et à l’accessibilité du système;

 

Nous demandons aux partis:

  1. Que comptez-vous faire pour assurer un meilleur contrôle du coût des médicaments et permettre à la population un meilleur accès?
  2. Vous engagez-vous à abolir taxe santé?
  3. Que comptez-vous faire afin de régler la problématique des frais accessoires?
  4. Que comptez-vous faire pour freiner la privatisation et la tarification galopantes des services en santé?
  5. Comment répondez-vous aux 280 groupes et experts qui préconisent une assurance médicaments universelle publique?

 

Nous vous invitons à participer au débat-midi, que nous animerons sur Twitter, le 24 mars 2014, de midi à 14h – sous le mot-clic #SantéQc2014.