TEST_departcell_G_201010Les enjeux technologiques sont rarement amenés en campagne électorale, et ce malgré le fait que les télécommunications – téléphonie comme Internet – constituent des services essentiels, et malgré le fossé numérique (économique, générationnel, régional, etc.) qui existe toujours au Québec et la part toujours plus importante du budget que les ménages québécois consacrent aux télécommunications.

Les enjeux liés à la vie privée sont aussi souvent écartés du revers de la main. Les lois qui devraient garantir la protection de la vie privée des citoyens méritent d’être mises à jour, pour refléter les nouvelles tendances et suivre le cours du développement des nouveautés technologiques. De plus, cette mise à jour devrait respecter le concept de  « neutralité technologique » : quels que soient la plate-forme, l’outil ou les services, les lois doivent avoir une portée générale, et être appliquées partout de la même façon.

Le gouvernement se doit de travailler pour améliorer l’accès à la haute-vitesse pour tous les ménages, et s’assurer qu’il soit disponible à faible coût, et pour rattraper du même coup le retard du Québec sur le plan numérique (comparativement aux autres pays membres de l’OCDE : http://www.oecd.org/sti/broadband/oecdbroadbandportal.htm). Pourquoi est-il si difficile pour une personne à faible revenu ou située dans une région éloignée d’obtenir un accès Wi-Fi gratuit ? Pourquoi ne pas développer un vaste réseau, dans les institutions publiques, pour garantir cet accès de plus en plus essentiel pour tous les citoyens ?

Finalement, afin de mieux contrôler les finances publiques et pour fournir un nouveau souffle économique « branché » au Québec, pourquoi l’État ne favorise-t-il pas le déploiement du logiciel libre dans ses institutions, ce qui réduirait considérablement les coûts d’achat à des entreprises étrangères de licences dispendieuses? En favorisant le déploiement du logiciel libre, non seulement l’État réduirait l’importance de ce poste de dépense, mais favoriserait de plus l’émergence d’un secteur québécois au futur réellement prometteur.

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  • Attendu la place que prend aujourd’hui l’accès à Internet haute vitesse parmi les besoins essentiels des citoyens;
  • Attendu que, pour des motifs géographiques, économiques ou autres, plusieurs Québécois ne disposent pas d’un accès à la haute vitesse;
  • Attendu que le Québec tarde à se doter d’un Plan numérique d’envergure et exhaustif;
  • Attendu que l’adoption du logiciel libre par les institutions étatiques générerait des économies substantielles, permettrait une meilleure appropriation des fonctionnalités des logiciels employés au Québec et serait susceptible d’appuyer le développement d’une industrie locale de pointe;
  • Attendu que la protection du consommateur, sur le plan de la protection des renseignements personnels, est défaillante dans l’univers numérique;
  • Attendu que la Commission d’accès à l’information a soumis en 2011 des recommandations en vue d’une actualisation de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé et de la Loi sur l’accès à l’information et que des consultations ont été tenues sur le sujet en 2013;
  • Attendu que les compétences partagées entre les gouvernements fédéral et provincial en matière de renseignements personnels semblent soulever des obstacles particuliers relativement à certains secteurs d’entreprises;

 

 Nous demandons aux partis

  1. Que comptez-vous faire pour garantir un accès plus facile et moins coûteux à la haute vitesse pour l’ensemble des ménages ?
  2. Quel est votre positionnement face à l’adoption d’un plan numérique global pour le Québec ?
  3. Quel est votre positionnement face à l’adoption éventuelle de mesures visant à imposer l’implantation graduelle du logiciel libre pour les institutions étatiques ?
  4. Comptez-vous actualiser à court terme la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé et la Loi sur l’accès à l’information ?
  5. Comment comptez-vous agir en vue d’assurer une meilleure protection des renseignements personnels du consommateur dans l’univers numérique ?

 

Nous vous invitons à participer au débat-midi, que nous animerons sur Twitter, le 28 mars 2014, de midi à 14h – sous le mot-clic #TechnoQc2014.