Montréal, le 6 juin 2016

Monsieur Carlos J. Leitão
Ministre des Finances du Québec
12, rue Saint-Louis, 1er étage
Québec (Québec) G1R 5L3

Objet : Produits et services financiers : les consommateurs sont-ils bien protégés?

Monsieur le ministre,
Nous sommes préoccupés par les réflexions que mène votre gouvernement depuis
quelques mois au sujet de la distribution de produits et services financiers et de
l’assurance. Cet exercice laisse présager un important recul en matière de protection
des consommateurs.

Comme vous le savez, le marché des produits financiers est un domaine complexe. La
plupart des consommateurs n’en saisissent pas toutes les subtilités. Un mauvais conseil
financier peut être lourd de conséquences. Il peut entraîner la perte d’une part
importante du patrimoine familial ou restreindre la capacité d’une personne à subvenir à
ses besoins et à ceux de ses proches. Lire la suite…

hausse des tarifsMontréal – 1er février 2016 – Union des consommateurs vient de déposer son mémoire, dans le cadre des consultations en vue de l’élaboration d’un troisième plan de lutte à la pauvreté et à l’exclusion sociale au Québec. Notre message principal : il est urgent de veiller à hausser les revenus des ménages.

En effet, à l’heure actuelle, au Québec, les ménages à faible revenu sont déjà contraints de dépenser plus que leur revenu disponible. Pendant ce temps, plusieurs postes de dépenses augmentent plus rapidement que l’inflation : prix des maisons ou des loyers, électricité, alimentation, médicaments, etc.

Le taux d’endettement des ménages pourrait atteindre 174 % du revenu disponible d’ici la fin de 2016. À 171 % au troisième trimestre de 2015, il s’agissait déjà du niveau le plus élevé depuis 1990. Ces constats, couplés aux politiques d’austérité du gouvernement, nous inquiètent sur les inégalités qui ne vont qu’aller croissantes dans les prochaines années, si rien n’est fait. Nous sommes pourtant à même de constater, jour après jour, lors des consultations budgétaires que nous effectuons aux quatre coins du Québec dans les ACEF, l’importance des politiques publiques de redistribution de la richesse : programmes sociaux, CPE, systèmes de santé et d’éducation, notamment.

Nous sommes aussi d’autant mieux placés pour nous désoler de leur lente érosion, puisque nous constatons de première main les effets de cette érosion dans la vie des gens. Ces gens qui arrivaient auparavant à boucler leur budget, même difficilement, mais qui maintenant basculent dans la pauvreté et voient leurs conditions de vie se détériorer, en raison d’un revenu qui stagne et d’un filet social dont les mailles se relâchent.

À l’appui, Union des consommateurs présente les témoignages de trois conseillers budgétaires, ainsi que des exemples de budgets tirés de cas réels.

Vous pouvez télécharger le mémoire en cliquant ici:  Vers un troisième plan de lutte à la pauvreté : hausser les revenus

hausse des tarifsMontréal – 21 décembre 2015 – L’an dernier à cette date, nous nous désolions de constater que le climat s’était assombri au Québec depuis l’arrivée au pouvoir du Parti libéral, dont les politiques d’austérité plombaient les finances personnelles des ménages québécois. Cette année qui vient de passer n’a fait que confirmer que l’application aveugle de mesures qui relèvent d’un parti pris idéologique a pour effet premier de creuser l’écart entre les mieux et les moins bien nantis et de fragiliser le filet social que les Québécois avaient choisi de se donner. Mais le gouvernement du Québec maintient obstinément le cap, malgré la grogne ambiante, et malgré le fait que des prix Nobel d’économie et même le Fonds monétaire international émettent des mises en garde contre cette approche doctrinaire, qu’ils déclarent inefficace et dangereuse, tant au plan économique qu’au plan social.

Sous prétexte de remettre de l’ordre dans les finances publiques, le gouvernement Couillard a procédé à plusieurs coupures qui ont des répercussions directes sur les services publics, augmenté des tarifs ou permis, quand il ne l’imposait pas directement, l’augmentation de frais, de tarifs et de taxes. On explique que les Québécois n’ont plus les moyens, mais on augmente par ailleurs leurs charges dès que l’occasion se présente. En s’assurant toutefois de se rapprocher tant que faire se peut du principe utilisateur-payeur. Pourtant, malgré l’absence de ressources alléguée, le gouvernement se permet de fermer les yeux sur des millions octroyés en trop aux médecins, déniche un milliard qui lui permettra de voler au secours de Bombardier, augmentera les salaires des élus, etc. Lire la suite…

Logo Coalition contre tarification et privatisation des services publicsMontréal, le 31 octobre 2014 – En ce jour de l’Halloween, des milliers de personnes en provenance de différentes régions du Québec ont manifesté dans les rues du centre-ville de Montréal pour dénoncer l’horreur des mesures d’austérité budgétaire dont la mise en œuvre s’est accélérée depuis l’arrivée du gouvernement Couillard. L’événement était organisé par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, dont est membre Union des consommateurs.

Travailleurs et travailleuses, personnes sans-emploi, étudiantes et étudiants, personnes retraitées et membres de nombreux groupes sociaux ont crié leur colère devant les coupes qui se succèdent dans la quasi-totalité des services publics et des programmes sociaux, en raison des compressions majeures imposées dans le dernier budget libéral. Lire la suite…

Montréal, 26 août 2014 – Les Associations coopératives d’économie familiale (ACEF) membres d’Union des consommateurs demandent à ce qu’on trouve rapidement des solutions pour remettre les termes « gratuité » et « public » au coeur du système d’éducation partout au Québec ! Les conseillers et conseillères budgétaires des ACEF le constatent: la rentrée scolaire au primaire et au secondaire coûte cher. Il est de plus en plus loin le temps de la «gratuité des services éducatifs» jusqu’à l’université, tel que formulé dans la Loi sur l’instruction publique !

En plus des dépenses liées au matériel scolaire, les parents doivent aussi payer la facture obligatoire exigée par les écoles (photocopies, biens périssables, etc.  = près de 50$), au transport du midi, aux repas du midi, à la surveillance du midi (plus de 200$), au service de garde (7$/jour), penser aux vêtements, aux inscriptions pour les activités parascolaires, etc. Pour la liste et les frais obligatoires seulement, on peut donc payer près d’une centaine de dollars pour un enfant du primaire, facture qui gonfle rapidement pour un élève du secondaire.

Un réseau d’éducation accessible pour tous ?
Dans notre enquête interne, nous remarquons également que les coûts totaux varient énormément d’une région à l’autre, car chaque commission scolaire facture à sa guise. Les différences sont encore plus importantes si les parents n’ont pas eu la chance (ni le temps !) de bien chercher les aubaines pour les articles scolaires!  Notre enquête le démontre: une famille pourrait réussir à économiser près de 50% de sa facture en visitant plusieurs commerces.

Comment s’en sortent les parents alors que d’autres postes budgétaires augmentent également ? Les ACEF observent qu’il est en effet de plus en plus difficile pour les ménages québécois de boucler leur budget à la fin de chaque mois. De plus, les factures pour les besoins essentiels augmentent (alimentation, Hydro-Québec, télécommunications, transport, etc.) et les revenus stagnent.

Le gouvernement doit soutenir les familles québécoises, surtout celles à faibles revenus, en réévaluant la Loi sur l’instruction publique pour y inclure les nouveaux éléments coûteux qui devraient être payés par l’État et qui sont présentement facturés aux parents. L’austérité budgétaire est inéquitable! Nous devons réviser de façon juste et adéquate le programme fiscal au Québec et encourager les initiatives progressistes garantissant de nouveaux revenus pour financer suffisamment les services publics. Car au-delà de bien se préparer en budgétant convenablement la rentrée scolaire, il faut que les familles aient les moyens financiers pour vivre convenablement !

Pour les parents qui vivent des difficultés budgétaires en cette période de la rentrée, nous vous invitons à communiquer avec une ACEF de votre région: http://www.consommateur.qc.ca/.

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Union des consommateurs
Philippe Viel
514 521-6820 poste 257 | 514 743-0419
pviel@uniondesconsommateurs.ca
http://uniondesconsommateurs.ca/