Logo Coalition contre tarification et privatisation des services publicsMontréal, le 31 octobre 2014 – En ce jour de l’Halloween, des milliers de personnes en provenance de différentes régions du Québec ont manifesté dans les rues du centre-ville de Montréal pour dénoncer l’horreur des mesures d’austérité budgétaire dont la mise en œuvre s’est accélérée depuis l’arrivée du gouvernement Couillard. L’événement était organisé par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, dont est membre Union des consommateurs.

Travailleurs et travailleuses, personnes sans-emploi, étudiantes et étudiants, personnes retraitées et membres de nombreux groupes sociaux ont crié leur colère devant les coupes qui se succèdent dans la quasi-totalité des services publics et des programmes sociaux, en raison des compressions majeures imposées dans le dernier budget libéral. Lire la suite…

poteaux-electriquesMontréal – 20 octobre 2014 – La Régie de l’énergie a rendu dernièrement une décision qui reconnaît le droit du gouvernement d’imposer à la division Distribution d’Hydro-Québec (HQD) l’achat de 450 mégawatts d’énergie éolienne, forçant de ce fait HQD et ses clients à renoncer à l’acquisition de l’électricité beaucoup moins chère issue du bloc patrimonial. La décision révèle du fait même l’incapacité de la Régie de minimiser les tarifs en veillant à ce qu’HQD utilise les sources d’approvisionnements les moins coûteuses.

Le bloc d’électricité patrimoniale, soit la quantité d’électricité produite par les barrages dont les coûts sont pour la plupart amortis, témoigne du succès de la nationalisation de l’électricité au Québec et en constitue l’héritage. Les coûts de ces installations ayant déjà été payés par les Québécois, la reconnaissance du bloc d’électricité patrimoniale devait constituer le principal rempart des consommateurs contre les hausses des tarifs. À juste titre, le bloc d’électricité patrimoniale doit être considéré comme un acquis social. Lire la suite…

Montréal 25 septembre 2014 – Union des consommateurs est fière d »organiser, le 6 novembre prochain, la journée ayant pour thème:

Priorité assurance médicaments entièrement publique – Adopter les meilleures pratiques pour l’équité et les finances publiques.

Parrainée par M. Jean Rochon, docteur en santé publique et ancien ministre de la Santé, cette journée sera animée par le Dr. Alain Vadeboncoeur.

Nous invitons les groupes et intervenants intéressés à prendre connaissance du programme de cette journée, en cliquant ici – Invitation – Journée Priorité assurance médicaments entièrement publique – et à confirmer leur inscription le plus rapidement possible.

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Montréal – 24 septembre 2014 – Union des consommateurs accueille favorablement la décision prise par la Régie de l’énergie forçant Hydro-Québec à diminuer les frais que doivent encourir les clients qui ne veulent pas de compteurs de nouvelle génération qui émettent des radiofréquences (CNG). La Régie a ainsi répondu très positivement à l’ensemble de nos demandes déposées dans le cadre de ce dossier épineux. Ce double revers d’Hydro-Québec, qui par deux fois a présenté à la Régie des estimations de coûts démesurées, est une victoire importante pour les consommateurs. Malgré ces gains, certaines préoccupations demeurent, concernant notamment les ménages à faible revenu qui pourraient malheureusement ne pas pouvoir refuser ces compteurs, pour des raisons économiques.

Dans cette décision, la Régie a substantiellement réduit les frais imposés par Hydro-Québec à ceux qui refusent l’installation de CNG, s’inspirant grandement des solutions proposées dans notre mémoire. Ainsi, elle réduit à 15$ les frais d’installation (initialement fixés à 98$) et Hydro-Québec devra rembourser avec intérêts les clients qui ont payé les frais d’installation, de même que les frais de relève annuels que la Régie avait fixés à 204$ et qu’elle ramène aujourd’hui à 60$. Afin de profiter du tarif de 15$, les consommateurs devront répondre dans un délai de 30 jours après la réception de l’avis d’installation du CNG et qu’ils désirent un compteur qui n’émet pas de radiofréquences (CNC).

Comme l’indique la décision de la Régie : «Tous les clients qui ont déjà adhéré à l’option de retrait obtiendront un crédit à leur compte correspondant au différentiel entre le montant qu’ils ont payé pour les frais initiaux d’installation et les frais mensuels de relève fixés par la Régie».

Qu’en est-il de ceux pour qui un CNG a déjà été installé et de ceux qui ont déjà reçu un avis d’installation ? La Régie répond : « Tous les clients pour lesquels un CNG a déjà été installé et ceux qui ont reçu un avis d’installation des CNG pourront également exercer l’Option de retrait s’ils le désirent et bénéficier des frais initiaux d’installation de 15 $ ».  Ces clients devront signaler à Hydro-Québec leur volonté d’avoir un compteur qui n’émet pas de radiofréquences, et ce, dans les 90 jours suivant l’entrée en vigueur de la décision finale dans ce dossier, ce qui normalement ne devrait pas tarder.

Préoccupations budgétaires et préoccupations santé

Deux enjeux importants ont malheureusement été écartés rapidement du cadre décisionnel de la Régie. Les ménages à faible revenu qui ne veulent pas de CNG devront tout de même assumer des frais annuels importants (75$ minimalement pour la première année – à condition de respecter les délais) : malgré des demandes faites par les intervenants représentant l’intérêt des consommateurs, l’option du retrait gratuit ou les mesures spécifiques pour les ménages à faible revenu n’ont pas obtenu l’aval de la Régie. De plus, plusieurs citoyens et groupes de chercheurs manifestent leurs inquiétudes concernant les émissions de radiofréquences et leurs effets sur la santé. C’est un sujet sur lequel il semble pourtant y avoir beaucoup plus de questions que de réponses, qui continue d’occuper l’actualité, et sur lequel la Régie a tranché malgré l’absence d’études concluantes réfutant totalement les effets.

Pour prendre connaissance du communiqué émis par la Régie de l’énergie: Sommaire de la décision (PDF)

Union des consommateurs

Montréal, 26 août 2014 – Les Associations coopératives d’économie familiale (ACEF) membres d’Union des consommateurs demandent à ce qu’on trouve rapidement des solutions pour remettre les termes « gratuité » et « public » au coeur du système d’éducation partout au Québec ! Les conseillers et conseillères budgétaires des ACEF le constatent: la rentrée scolaire au primaire et au secondaire coûte cher. Il est de plus en plus loin le temps de la «gratuité des services éducatifs» jusqu’à l’université, tel que formulé dans la Loi sur l’instruction publique !

En plus des dépenses liées au matériel scolaire, les parents doivent aussi payer la facture obligatoire exigée par les écoles (photocopies, biens périssables, etc.  = près de 50$), au transport du midi, aux repas du midi, à la surveillance du midi (plus de 200$), au service de garde (7$/jour), penser aux vêtements, aux inscriptions pour les activités parascolaires, etc. Pour la liste et les frais obligatoires seulement, on peut donc payer près d’une centaine de dollars pour un enfant du primaire, facture qui gonfle rapidement pour un élève du secondaire.

Un réseau d’éducation accessible pour tous ?
Dans notre enquête interne, nous remarquons également que les coûts totaux varient énormément d’une région à l’autre, car chaque commission scolaire facture à sa guise. Les différences sont encore plus importantes si les parents n’ont pas eu la chance (ni le temps !) de bien chercher les aubaines pour les articles scolaires!  Notre enquête le démontre: une famille pourrait réussir à économiser près de 50% de sa facture en visitant plusieurs commerces.

Comment s’en sortent les parents alors que d’autres postes budgétaires augmentent également ? Les ACEF observent qu’il est en effet de plus en plus difficile pour les ménages québécois de boucler leur budget à la fin de chaque mois. De plus, les factures pour les besoins essentiels augmentent (alimentation, Hydro-Québec, télécommunications, transport, etc.) et les revenus stagnent.

Le gouvernement doit soutenir les familles québécoises, surtout celles à faibles revenus, en réévaluant la Loi sur l’instruction publique pour y inclure les nouveaux éléments coûteux qui devraient être payés par l’État et qui sont présentement facturés aux parents. L’austérité budgétaire est inéquitable! Nous devons réviser de façon juste et adéquate le programme fiscal au Québec et encourager les initiatives progressistes garantissant de nouveaux revenus pour financer suffisamment les services publics. Car au-delà de bien se préparer en budgétant convenablement la rentrée scolaire, il faut que les familles aient les moyens financiers pour vivre convenablement !

Pour les parents qui vivent des difficultés budgétaires en cette période de la rentrée, nous vous invitons à communiquer avec une ACEF de votre région: http://www.consommateur.qc.ca/.

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Union des consommateurs
Philippe Viel
514 521-6820 poste 257 | 514 743-0419
pviel@uniondesconsommateurs.ca
http://uniondesconsommateurs.ca/