Ce reportage de 22 mins – réalisé par les Alter Citoyens – présente notamment les opinions de M. Jean Rochon, M. Alain Vadeboncoeur, M. Marc-André Gagnon et d’autres acteurs de la société civile. 

L’importance de mieux contrôler le coût des médicaments au Québec n’a plus à être démontrée : en effet, le Canada est le deuxième pays le plus cher au monde, après la Suisse, pour le prix de ses médicaments – les Canadiens les paient en effet 30% de plus qu’ailleurs dans les pays de l’OCDE.

Facture annuelle en médicaments, par personne (prescrits et non prescrits) : Québec = 1063$; Colombie-Britannique = 736$; Canada = 947$ et Nouvelle-Zélande = 340$.

Parmi les pays développés ayant un système de santé public, les provinces canadiennes, dont le Québec évidemment, sont les seules à ne pas avoir aussi de régime 100% public d’assurance médicaments! Lire la suite…

Logo Coalition contre tarification et privatisation des services publicsMontréal, le 31 octobre 2014 – En ce jour de l’Halloween, des milliers de personnes en provenance de différentes régions du Québec ont manifesté dans les rues du centre-ville de Montréal pour dénoncer l’horreur des mesures d’austérité budgétaire dont la mise en œuvre s’est accélérée depuis l’arrivée du gouvernement Couillard. L’événement était organisé par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, dont est membre Union des consommateurs.

Travailleurs et travailleuses, personnes sans-emploi, étudiantes et étudiants, personnes retraitées et membres de nombreux groupes sociaux ont crié leur colère devant les coupes qui se succèdent dans la quasi-totalité des services publics et des programmes sociaux, en raison des compressions majeures imposées dans le dernier budget libéral. Lire la suite…

Montréal 25 septembre 2014 – Union des consommateurs est fière d’organiser, le 6 novembre prochain, la journée ayant pour thème:

Priorité assurance médicaments entièrement publique – Adopter les meilleures pratiques pour l’équité et les finances publiques.

Parrainée par M. Jean Rochon, docteur en santé publique et ancien ministre de la Santé, cette journée sera animée par le Dr. Alain Vadeboncoeur.

Nous invitons les groupes et intervenants intéressés à prendre connaissance du programme de cette journée, en cliquant ici – Invitation – Journée Priorité assurance médicaments entièrement publique - et à confirmer leur inscription le plus rapidement possible.

hausse des tarifsMontréal – 4 juin 2014 – Le gouvernement coupe les dépenses pour les services publics, hausse les tarifs des garderies et d’électricité, et refuse de considérer de nouvelles sources de revenus équitables et réalistes: Union des consommateurs est franchement déçue mais pas réellement surprise de ce premier budget de l’ère Couillard. Le ton est donné pour les prochaines années libérales. Ce sera l’austérité. Et tant pis pour la classe moyenne et les plus démunis!

Hydro-Québec
Le gouvernement veut maintenant s’approprier les trop-perçus et les gains d’efficience réalisés par Hydro-Québec, alors que la Régie de l’énergie avait décidé de les refléter en baisses de tarifs- cela camoufle en fait des hausses de tarifs pour les années à venir. Toujours en énergie: le gouvernement compte financer les projets d’électrification des transports à même nos tarifs – en même temps il consent un fond d’un milliard $ pour les secteurs des mines et des hydrocarbures en ramenant le Plan Nord. Finalement, les projets des mini-centrales coûteux pour les consommateurs mais payants pour les promoteurs privés, pour qui les profits seront garantis, sont remis sur les rails. Inéquitable, la tendance à utiliser Hydro-Québec comme vache à lait se confirme, au détriment d’une fiscalité plus progressive basée sur les revenus.

Mesures sociales
Hausse des tarifs de garderies : même si la hausse est moins importante que celle qu’avait proposée le Parti Québécois, l’indexation des tarifs ne garantit qu’une chose : la hausse perpétuelle et régressive des tarifs qui ne tiennent pas compte des revenus. Malgré ses promesses, le PLQ n’annulera pas la taxe santé, dénoncée même par le ministre Leitao. Les ménages de la classe moyenne et les familles à revenus modestes verront leurs dépenses s’alourdir par ces tarifs plus élevés et les hausses des taxes sur les cigarettes et l’alcool et ne verront en échange presqu’aucune bonification des sommes allouées pour les programmes sociaux: par exemple les mesures pour de nouveaux logements sociaux et pour lutter contre l’itinérance sont nettement insuffisantes. Et on s’attend au pire pour les taxes scolaires.

Le filet social s’étiole de plus en plus, et malgré tout le gouvernement refuse d’appuyer adéquatement les groupes communautaires qui aident la population et qui défendent ses droits. Le gouvernement a ignoré les propositions amenées par ces groupes, qui permettraient de garantir 10 milliards en revenus supplémentaires pour le gouvernement.

Malgré leur silence en période électorale, ce sont bel et bien des mesures d’austérité que les libéraux nous imposent. Au final, le gouvernement se prive volontairement de revenus, les ménages paieront plus et auront moins de services, notamment en santé et en éducation. Le gouvernement Couillard adopte une stratégie de redressement économique qui accentue les inégalités et qui va à l’encontre des recommandations des grandes institutions internationales comme le FMI ou l’OCDE. Qui sort gagnant de ce cercle vicieux?

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Pour information:
Union des consommateurs
Philippe Viel – Responsable des communications
514 743-0419
pviel@uniondesconsommateurs.ca

Montréal, 4 avril 2014

Cette campagne électorale 2014 aux mille dérives qui se termine déroute et laisse un goût amer pour Union des consommateurs (UC). En effet, un seul parti politique, Québec solidaire, a daigné répondre au questionnaire que nous avions fait parvenir aux quatre grands partis (1) – le Parti Québécois, le Parti Libéral du Québec et la Coalition Avenir Québec avaient, semble-t-il d’autres chats à fouetter que d’éclairer les consommateurs sur les enjeux qui sont au cœur de nos préoccupations (2) – et ce, malgré nos invitations officielles répétées et relayées même par les médias nationaux. Bien qu’incomplet pour ces raisons, nous tenons à faire un bilan : cette campagne n’aura malheureusement pas permis de débattre sérieusement des enjeux qui nous préoccupent.

Fiscalité et santé
UC estime que l’État a un rôle crucial à jouer pour redistribuer la richesse et prône l’adoption de solutions fiscales originales et réalistes (3) que les politiques d’austérité et le recours accru à des tarifications régressives. Nous avons demandé aux grands partis leur point de vue sur quelques-uns de ces enjeux, et notamment sur les questions qui touchent la santé.

Les positions exprimées dans les réponses que nous a données Québec solidaire indiquent nettement son approche progressiste : limiter la privatisation galopante en santé et mieux contrôler les dépenses en médicaments, freiner l’ajout des tarifs excessifs et régressifs, revenir à une approche fiscale plus progressive, qui s’attaquerait aux inégalités. Pendant la campagne, la CAQ et le PLQ ont répondu indirectement à nos questions : tous les deux, étonnamment, veulent abolir la taxe santé que nous décrions – le PLQ maintien vouloir privatiser de plus en plus de services en santé.

La lutte contre la pauvreté, la redistribution de la richesse, la remise en question des dogmes qui guident la fiscalité néolibérale : rien de cela ne fait partie du discours de la CAQ, du PQ ou du PLQ, trop occupés à vendre leurs politiques d’austérité et d’aide aux entreprises, et leur programme d’amincissement de la taille de l’État, agrémentant le tout de promesses d’éventuelles diminutions d’impôt.

Énergie et Hydro-Québec
UC s’est engagée fermement, devant la Régie de l’énergie et sur la place publique, contre les hausses des tarifs d’Hydro-Québec, dues en grande partie à des décisions politiques qui visent d’une part à augmenter les revenus du gouvernement par le biais de taxes déguisées, et d’autre part à financer l’industrie privée de l’éolien qui produit des surplus d’électricité inutiles.

Si ce n’est de Québec solidaire, qui nous a répondu vouloir abolir les hausses de tarifs d’électricité, de mettre fin au financement par l’entremise des tarifs des clients de tout projet de production d’électricité dont la finalité n’est pas de combler les besoins actuels de la clientèle québécoise ainsi qu’à l’ajout de capacité de production, et de ramener et maintenir le tarif patrimonial à un niveau qui reflète le coût réel de production, les partis politiques ne se sont pas penchés sérieusement ni sur les questions de production ni sur les questions de tarification de notre électricité.

Au cours de la campagne, la CAQ a dit vouloir limiter les hausses de tarifs d’électricité. Le PLQ et le PQ, artisans et acteurs de la situation actuelle, ne se sont pas prononcés ouvertement sur ces questions tarifaires. Pire : le PLQ a affirmé vouloir appuyer encore la construction de nouvelles mini-centrales hydro-électriques privées, alors que le Québec nage dans des surplus forts coûteux payés par nos tarifs.

Protection des consommateurs
La protection des consommateurs demeure le parent pauvre de cette campagne. Alors que les groupes de consommateurs du Québec, dont UC, ont pressé les deux derniers gouvernements à bonifier et à adopter la Loi visant principalement à lutter contre le surendettement des consommateurs et à moderniser les règles relatives au crédit à la
consommation et insisté pour que soit remis sur les rails un projet de loi pourtant bien amorcé, mais qui dort sur une tablette, le sujet du renforcement des lois de protection des consommateurs a été presque complètement ignoré par les partis en cours de campagne.  Seul QS, dans sa réponse à nos questions, réaffirme son engagement à mieux protéger les consommateurs, parmi les gens qui vivent des injustices.

Les discussions sur l’endettement des ménages ne doivent pas être limitées aux seules questions des revenus et des dépenses – et ça, aucun parti ne semble l’avoir compris ou vouloir en tenir compte, malgré les arguments que nous avançons. Aussi, seul QS s’est engagé à vouloir augmenter le financement de la mission de base des groupes de défense de droits – groupes qui aident la population sur ces enjeux préoccupants.

La question de la protection de la vie privée a pour sa part été effleurée par la CAQ et par QS, qui se proposent tous deux d’actualiser les lois provinciales pertinentes. Ces 2 partis se sont aussi prononcés en faveur d’un nouveau Plan numérique pour le Québec, favorisant l’apport du logiciel libre et garantissant un accès plus global à la haute vitesse pour l’ensemble des citoyens.

Bilan final
Cette campagne électorale, qui était une occasion démocratique d’avancer des projets, d’échanger des idées, de promouvoir des programmes visant à aider l’ensemble des citoyens, a été détournée au profit de discours vains, de demi-vérités, de sophismes. Et ce sont les citoyens québécois qui en sortent les plus grands perdants. Union des consommateurs souhaite que chaque électeur soit parvenu à percevoir, à travers ce chaos généré par les dogmatismes partisans et aveugles, une voix qui réponde à ses aspirations et qui respecte ses valeurs.

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[1] Campagne électorale 2014 – questions aux partis – Questions adressées au Parti Québécois, au Parti Libéral du Québec, à la Coalition Avenir Québec et à Québec solidairehttp://uniondesconsommateurs.ca/wp-content/uploads/2014/03/Elections_2014-UC-Lettre_aux_partis.pdf

[2] Pour avoir plus de détails sur l’ensemble de nos préoccupations, consultez notre Guide électoral : http://uniondesconsommateurs.ca/2014/guide-electoral-dunion-des-consommateurs-enjeux-et-debats/

[3] Solutions fiscales et mesures de contrôle des dépenses : http://www.nonauxhausses.org/wp-content/uploads/SolutionsFiscales.pdf