Communiqué de presse
pour diffusion immédiate

Journée mondiale des droits des consommateurs
L’Union des consommateurs
lance une charte des droits alimentaires

Montréal, le 14 mars 2003 À l’occasion de la Journée mondiale des droits des consommateurs, l’Union des consommateurs lance l’idée d’une charte internationale sur les droits alimentaires, un document qu’elle entend soumettre pour adoption au mouvement international des consommateurs, Consumers International (CI), en vue d’une éventuelle ratification par l’Organisation des Nations unies (ONU).

En ce 15 mars 2003, quelque 250 organisations de défense des consommateurs membres de CI à travers le globe, dont l’Union, mèneront diverses actions sur le thème de l’alimentation. Elles dénoncent d’une seule voix la main-mise grandissante de l’industrie agroalimentaire sur la production des aliments et l’utilisation des biotechnologies et d’autres techniques industrielles d’agriculture aux seules fins d’augmenter le contrôle des grandes multinationales sur la nourriture que nous mangeons.

Le débat autour des OGM n’est pas seulement une question d’innocuité. C’est aussi, et surtout, le danger de donner à quelques multinationales le moyen de contrôler, par la génétique et les biotechnologies, les semences et toute la production agricole.

Par sa charte sur les droits alimentaires, l’Union des consommateurs entend promouvoir auprès du public et des décideurs l’idée que tout citoyen du monde a droit à une alimentation suffisante, équilibrée et de qualité et à être informé adéquatement sur la production et la transformation des aliments qu’il consomme. Elle demande aussi que les consommateurs puissent participer aux décisions qui portent sur les politiques publiques, la recherche, la transformation et la mise en marché des produits d’alimentation et que soient appliqués à la production alimentaire le principe de précaution, celui du développement durable ainsi que celui du respect de la biodiversité. Finalement, la charte prévoit que l’accès aux ressources productives comme l’eau et la terre soit reconnu, de même que le droit au soutien alimentaire en cas de crise.

L’Union des consommateurs rappelle que la production alimentaire mondiale est actuellement suffisante pour nourrir six milliards d’êtres humains et que malgré cela, la famine persiste dans plusieurs régions du globe. Cette situation découle de la logique économique de l’industrie des aliments, où la famine qui sévit dans les pays pauvres s’aggrave proportionnellement à l’augmentation des exportations alimentaires vers les pays riches.

Avec ses alliés comme les groupes environnementaux et les associations d’agriculteurs, l’Union des consommateurs entend utiliser la nouvelle charte pour continuer à intervenir énergiquement dans les débats sur l’alimentation. Au Canada, l’actualité met notamment à l’avant-scène l’irradiation des aliments et l’étiquetage obligatoire des produits génétiquement modifiés, des dossiers où, jusqu’à maintenant, le gouvernement fédéral fait la sourde oreille aux demandes des consommateurs.


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Source : Charles Tanguay, agent d’information
(514) 521-6820

À consulter sur ce sujet: la charte de l’Union des consommateurs
ou téléchargez la charte (PDF – 808k)

Consumers International (CI), l’organisation internationale des consommateurs reconnue par l’ONU; voir en particulier, la section sur la campagne OGM de CI.

Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture: le droit à l’alimentation.

Download the English version of the Charter (PDF – 808k)