Communiqué
pour diffusion immédiate

Commission sur l’avenir énergétique
L’Union des consommateurs plaide pour la transparence

Montréal, le 25 janvier 2005 – La transparence constitue à la fois le principal enjeu et une condition essentielle à un véritable débat public sur l’avenir énergétique du Québec. Tel est le message que livrera l’Union des consommateurs devant la Commission parlementaire sur l’énergie qui s’ouvre aujourd’hui, à Québec, dans un mémoire qui remet en question le virage commercial d’Hydro-Québec et qui plaide pour le rétablissement du contrôle réglementaire sur la production, condition essentielle à la planification intégrée des ressources énergétiques.

L’Union des consommateurs s’inquiète du fait que l’on brandisse d’entrée de jeu le spectre de la pénurie énergétique, avant même de chercher à comprendre pourquoi la Régie de l’Énergie s’est avérée incapable de prévenir la crise de la faible hydraulicité de l’an dernier. Il s’agit d’un bel exemple des limites du cadre réglementaire découlant de la loi 116, qui a soustrait la production de l’examen public et qui a érigé le secret en système.

Le manque de transparence constitue l’une des raisons pour lesquelles l’organisme rejette les arguments qui tentent de faire croire que les consommateurs résidentiels ne paient pas le juste prix de l’électricité. Du fait de la loi 116, l’examen de la question tarifaire par la Régie de l’Énergie ne prend pas en compte les bas coûts de nos ressources hydrauliques ni les bénéfices records de la société d’État. En outre, l’Union des consommateurs note que la croissance de la demande est en grande partie imputable aux consommateurs non-résidentiels et qu’il y aurait lieu de tenir compte de ce fait dans la répartition des coûts de l’électricité post-patrimoniale entre les divers types de clientèles.

Par ailleurs, l’Union des consommateurs ne croit pas que les Québécois gaspillent l’électricité autant que certains experts voudraient le faire croire. Elle met en garde le gouvernement contre la tentation d’utiliser les hausses tarifaires pour garnir les coffres de l’État. Miser sur les hausses de tarifs pour mousser l’efficacité énergétique, c’est faire en sorte que des milliers de ménages parmi les plus pauvres seront doublement pénalisés parce qu’ils n’ont aucun moyen de réduire leur consommation d’énergie pas plus que de voir leur facture augmenter. Déjà, des milliers de familles ont de la difficulté à acquitter leur facture d’électricité. L’Union des consommateurs demande d’ailleurs que l’interdiction d’interrompre le service s’applique à tout le Québec, du 1er novembre au 30 avril.

Finalement, l’Union des consommateurs croit que le Québec doit se doter d’une stratégie nationale d’efficacité énergétique qui serait sous la responsabilité de l’Agence du même nom, en donnant à cette dernière les moyens de ses ambitions, et privilégier, outre l’efficacité énergétique, l’énergie éolienne et les autres sources renouvelables d’énergie.

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Télécharger le mémoire de l’Union des consommateurs

Source: Charles Tanguay, responsable des communications