Journée d’étude du 21 octobre 2010
Contrôle du coût des médicaments, une cible prioritaire pour les finances publiques

[ Documents de références en lien avec la journée ]

Merci de votre participation!

Mot de l’organisatrice

Près de 150 personnes se sont réunies à Montréal, le 21 octobre 2010, pour discuter de l’importance d’en arriver à mieux contrôler les coûts et les dépenses en médicaments au Québec. Nous les remercions chaleureusement de leur participation. Ces personnes provenaient d’organismes de tous horizons: organismes communautaires nationaux et régionaux, syndicats, médecins, pharmaciens, partis politiques, compagnies d’assurances, industrie pharmaceutique, etc. (voir la liste des organisations participantes) Merci beaucoup également à nos invités, qui ont fait d’excellentes présentations.

Alors que le gouvernement cherche par tous les moyens à renflouer ses coffres, l’Union des consommateurs a voulu montrer qu’avant de penser à la tarification ou à une contribution santé, il existe un domaine où plusieurs centaines de millions de dollars pourraient être épargnés chaque année: celui des médicaments.

Nous espérons que l’importance de mieux contrôler l’explosion des dépenses en médicaments sera inscrite à l’agenda des organismes présents lors de cette journée. Pour les autres, la lecture des présentations des conférenciers devrait convaincre de l’urgence de la situation et de l’existence de cette opportunité concrète pour le Trésor québécois.

Nous devons faire en sorte que le gouvernement fasse du contrôle des dépenses en médicaments sa priorité comme moyen d’assainir les finances publiques.

Cette journée se terminait par un débat sur la pertinence d’instaurer un régime entièrement public d’assurance médicaments. L’Union des consommateurs croit en effet que l’instauration d’un tel régime constituerait le moyen ultime de contrôle des coûts du médicament, tout en réglant les problèmes d’équité et d’accès vécus par les assurés du régime hybride actuel.

Il suffit de constater les résultats obtenus dans les pays ayant instauré un tel régime universel d’assurance médicaments (France, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Suède) pour s’en convaincre: les prix y sont de 24% à 48% moindres qu’au Québec et la croissance annuelle des coûts y est de 2 à 3 fois inférieure…

Le député de Mercier à l’Assemblée nationale, le docteur Amir Khadir, est reparti le 21 octobre avec les 137 lettres d’appui signées par autant d’organismes nationaux, régionaux et syndicaux s’étant prononcés en faveur d’un régime universel d’assurance médicaments et réclamant aussi, en parallèle, l’amélioration de la Politique du médicament, l’adoption d’une politique d’achat de médicaments et l’encadrement serré des pratiques de promotion et de marketing de l’industrie pharmaceutique. Les lettres seront remises au ministre de la Santé en novembre 2010.

Nous continuons notre campagne d’appui en faveur d’un régime entièrement public d’assurance médicaments. Près de 200 organismes ont signifié leur appui à ce jour. Il est encore temps pour le vôtre de le faire. Vous trouverez la lettre-type à signer en cliquant ici.

Il s’agit de notre façon de réclamer un meilleur contrôle du coût et des dépenses en médicaments. À notre avis, tout ce qui a été exploré lors de la journée d’étude du 21 octobre serait accompli de façon optimale dans le cadre d’un tel régime.

Il n’empêche pas que beaucoup puisse être accompli autrement et c’est pourquoi nous encourageons tous les groupes à agir dans le dossier de l’explosion des coûts du médicament au Canada et au Québec, de quelque manière que ce soit. À l’heure actuelle, le débat sur les finances publiques s’y prête bien.

En résumé

  • Le Canada est le second pays le plus cher au monde quant au prix de détail de ses médicaments prescrits
  • Le Québec fait figure de cancre au pays: les médicaments représentaient 8,3% des dépenses de santé en 1985 et 20,5% en 2009, la croissance des coûts la plus importante au Canada
  • Les gouvernements cherchent désespérément des façons de réduire leurs dépenses
  • Il y a donc urgence, pour les finances publiques et pour des raisons de santé, de mieux contrôler les dépenses en médicaments, que ce soit par l’adoption d’un régime entièrement public d’assurance médicaments ou par d’autres moyens qui ont été exposés lors de notre journée d’étude.
  • Réclamons-le lors des consultations pré-budgétaires!

Elisabeth Gibeau, analyste politiques sociales et fiscales
C: gibeau@consommateur.qc.ca
T: 514-521-6820, poste 222



Documents de référence en lien avec cette journée

La campagne se poursuit!

Votre organisme ne comptait pas parmi les 137 qui nous ont fait parvenir une lettre d’appui en faveur d’un régime d’assurance médicaments entièrement public? Il n’est pas trop tard.

La campagne d’appui se poursuit. Procurez-vous la lettre-type en cliquant ici.

Autres informations

Notre mémoire «Pour un régime public universel d’assurance médicaments au Québec» (PDF) (juin 2009)

Notre communiqué du 9 avril 2010: «Prix des médicaments: Québec doit cesser le traitement de faveur accordé aux pharmaceutiques»

Rapport de recherche – septembre 2010
Argumentaire économique pour un régime universel d’assurance-médicaments
par le Centre canadien des politiques alternatives et l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS)

L’évolution des dépenses en médicaments au Québec: sous contrôle, à quelles conditions? Un article d’Élisabeth Gibeau paru dans Vie économique, sept. 2011