Pour un régime d’assurance médicaments entièrement public

Appel à tous !

Depuis 2009, Union des consommateurs mène une campagne d’appui pour l’instauration d’un régime entièrement public d’assurance médicaments.  

 

Pourquoi ?

 

Ce reportage de 22 minutes — réalisé par les Alter Citoyens — présente les opinions de M. Jean Rochon, M. Alain Vadeboncoeur, M. Marc-André Gagnon et d’autres acteurs de la société civile.

 
– Le Canada est le deuxième pays le plus cher au monde, après la Suisse, pour le prix de ses médicaments – les Canadiens les paient en effet 30 % de plus qu’ailleurs dans les pays de l’OCDE.

– Parmi les pays développés ayant un système de santé public, les provinces canadiennes, dont le Québec évidemment, sont les seules à ne pas avoir aussi de régime 100 % public d’assurance médicaments !

– Facture annuelle en médicaments (2012), par personne (prescrits et non prescrits) : Québec = 1063 $ ; Colombie-Britannique = 736 $ ; Canada = 947 $ et Nouvelle-Zélande = 340 $. Source, ICIS 2013

– Au Québec, 43 % de la population est assurée avec le gouvernement pour ses achats de médicaments. Le reste (57 %) l’est par des régimes privés d’assurances collectives. Conséquence : pouvoir de négociation réduit pour le gouvernement, avec les pharmaceutiques.

– En Nouvelle-Zélande, où le régime d’assurance médicaments est entièrement public : un médicament populaire contre le cholestérol coûte 0,187 $ la pilule… et 0,625 $ au Québec (trois fois plus).

Pour ces raisons et plusieurs autres, il y a urgence d’agir pour reprendre le contrôle sur les coûts des médicaments au Québec ! 

À l’heure actuelle (sept. 2017), 418 organisations communautaires et syndicales, et spécialistes appuient formellement l’idée d’un régime entièrement public d’assurance médicaments.

Appuis à un régime public universel d’assurance médicaments au Québec 

À votre tour !

Notre demande d’appui

Téléchargez (en format doc) notre modèle de lettre d’appui pour les groupes

Téléchargez (en format doc) notre modèle de lettre d’appui pour les individus (experts du domaine de la santé — médecins, pharmaciens, chercheurs, professeurs d’université, etc.)

Et n’hésitez pas à faire circuler dans vos réseaux !


Les grandes étapes de notre campagne d’appui :

–  Juin 2009 : début de la campagne d’appui. Sortie publique d’Union des consommateurs, l’AQDR et la COCQ-Sida, pour relancer le débat sur la pertinence d’un régime entièrement public d’assurance médicaments.

Octobre 2010 : organisation d’une journée d’étude sur le thème : Contrôler le coût des médicaments : cible prioritaire pour les finances publiques. À cette occasion, 137 lettres d’appui sont remises au député de Mercier, le Dr Amir Khadir. Voyez tous les détails sur cette journée (participants, conférenciers, documents de référence, revue de presse…) en cliquant ici.

– Mai 2011 : un deuxième dépôt de lettres est effectué, en mains propres au ministre de la Santé, lors d’une interpellation sur le thème de l’assurance médicaments à l’Assemblée nationale. (Lien externe : Assemblée nationale)

– Septembre 2011 : publication d’un article rédigé pour la revue Vie économique :

L’évolution des dépenses en médicaments au Québec : sous contrôle, à quelles conditions ?

– Février 2012 : parution d’une capsule dans le cadre de la rubrique La question à 100 $, RDI Économie. «Pourquoi les médicaments coûtent-ils si cher au Canada ?»

– Avril 2012 :  un troisième dépôt de lettres a lieu, lors d’une conférence de presse initiée par le député de Mercier, Amir Khadir, et à laquelle assistaient les représentants d’Union des consommateurs, de la Coalition solidarité santé, de la FIQ, de l’APTS et du R des centres de femmes. L’événement entourait le dépôt d’une motion à l’Assemblée nationale par Québec solidaire pour l’instauration d’un régime entièrement public d’assurance médicaments au Québec. Cette motion a été suivie d’un débat de deux heures et d’un vote qui a battu la motion, tous les partis ayant voté contre, à l’exception de Québec solidaire.

– Novembre 2012 : une lettre ouverte paraît dans Le Devoir (lien externe). Quelques jours plus tard, une représentante d’Union des consommateurs est présente à l’Assemblée nationale pour souligner le dépôt du projet de loi Pharma Québec en rappelant l’urgence de l’adoption d’un régime entièrement public d’assurance médicaments au Québec.

Ce même mois paraît aussi un dossier rédigé pour le magazine Quoi de neuf de l’AREQ (58 000 exemplaires postés)

L’adoption d’un régime entièrement public d’assurance médicaments s’impose au Québec

–  Juin 2013 :  l’ex-ministre Jean Rochon donne son appui à notre campagne. Il était ministre de la Santé et des Services sociaux en 1997, soit au moment de l’adoption du régime hybride (public-privé) actuel d’assurance médicaments, et il se prononce aujourd’hui publiquement en faveur de sa réforme.

– Novembre 2014 : une deuxième journée d’étude a lieu, sous le thème Priorité assurance médicaments entièrement publique : adopter les meilleures pratiques pour l’équité et les finances publiques. M. Jean Rochon est le parrain d’honneur de l’événement, qui est animé par le Dr Alain Vadeboncoeur. Pour en savoir plus (présentation des conférenciers, liste des participants, ordre du jour…), cliquez ici.

–  Mars 2015 :  le Commissaire à la santé et au bien-être publie un rapport intitulé «Les médicaments d’ordonnance : Agir sur les coûts et l’usage au bénéfice du patient et de la pérennité du système», dans lequel, dès l’introduction, il incite fortement le gouvernement à avoir une réflexion sérieuse sur le régime d’assurance médicaments en raison des iniquités qu’il génère.

Le Commissaire mentionne aussi notre campagne (p.100), en réitérant l’importance de se pencher sur les enjeux qu’elle soulève : «Plusieurs réclament une couverture publique universelle des médicaments (…). À titre d’exemple, l’Union des consommateurs mène depuis plusieurs années déjà une campagne d’appui pour l’instauration d’un régime entièrement public d’assurance médicaments, qui compte de plus en plus d’adhérents. (…) Si le Commissaire a choisi de se concentrer sur les améliorations à apporter au système actuel en recommandant des solutions concrètes et immédiates pour répondre aux problèmes d’iniquités, il considère qu’une réflexion plus large sur la forme que devrait prendre le RGAM doit avoir lieu.»

Les médicaments d’ordonnance : Agir sur les coûts et l’usage au bénéfice du patient et de la pérennité du système

 

– Juillet 2015 : envoi d’une lettre aux partis politiques, dans le cadre de la campagne électorale fédérale, ayant pour titre : « Vers un régime pancanadien d’assurance médicaments… mais pas sur le modèle hybride public-privé québécois ». Dans la foulée, parution d’une lettre ouverte dans Le Devoir. (lien externe)

– Novembre 2015 :
– Parution d’une analyse dans L’État du Québec 2016 intitulée « Assurance médicaments : une pilule amère ». Disponible en librairie et sous peu, en version web.

– Envoi d’une lettre à la nouvelle ministre de la Santé, Mme Philpott, cosignée par M. Jean Rochon, spécialiste en santé publique et ancien ministre de la Santé et des services sociaux du Québec. Voici un extrait de la lettre :
« (…) Agir pour réduire ces coûts nous semble être une priorité dans l’agenda des prochaines années. Et le leadership du gouvernement fédéral pourrait être décisif en la matière, comme lors de l’adoption de l’assurance hospitalisation et de l’assurance santé.
Nous appuierons donc toute démarche visant à intégrer les médicaments au système public de santé et, pour ce faire, nous suggérons l’adoption d’un régime d’assurance médicaments entièrement public, avec financement pour les provinces.
Vous aurez des appuis ici au Québec si vous décidez de bouger dans cette direction. En effet, notre régime d’assurance médicaments hybride, public et privé, adopté en 1997 alors que M. Rochon, cosignataire de la présente lettre, était ministre de la Santé, est mûr pour une transformation majeure. Ainsi, M. Rochon, et plus de 400 autres groupes, experts et personnalités ont rejoint la campagne que nous menons depuis 6 ans, et formellement signifié leur appui à un régime entièrement public d’assurance médicaments. (…)»
Une copie de cette lettre a été envoyée à M. Trudeau, ainsi qu’au ministre de la Santé du Québec, M. Barrette, et aux 412 signataires de la campagne d’appui.

Vers un régime pancanadien d’assurance médicaments entièrement public

– En 2016-2017 :

– Le 29 novembre 2016 avait lieu la conférence « Solutions fiscales : nous avons les moyens de faire autrement », organisée par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics (Coalition Main rouge). Nous avons coordonné l’organisation de cet événement, et participé au deuxième panel, qui détaillait certaines des solutions fiscales et mesures de contrôle des dépenses mises de l’avant par la Coalition pour démontrer que nous aurions les moyens de faire autrement pour financer adéquatement nos services publics et programmes sociaux. La question du contrôle du coût des médicaments, et de l’adoption nécessaire d’un régime entièrement public d’assurance médicaments a été abordée, avec aussi une prise de parole de l’ancien ministre de la Santé Jean Rochon pendant la période d’échange. La conférence peut être visionnée en ligne sur YouTube. (lien externe)

– Le Comité permanent de la Santé de la Chambre des Communes à Ottawa a tenu pas moins de 21 rencontres portant sur l’élaboration d’un régime national d’assurance médicaments. Nous avons écrit aux membres du Comité, pour leur dire, entre autres que : « Agir pour réduire ces coûts nous semble être une priorité dans l’agenda des prochaines années. Et le leadership du gouvernement fédéral pourrait être décisif en la matière, comme lors de l’adoption de l’assurance hospitalisation et de l’assurance santé. Nous appuierons donc toute démarche visant à intégrer les médicaments au système public de santé et, pour ce faire, nous suggérons l’adoption d’un régime d’assurance médicaments entièrement public, avec financement pour les provinces. »

Lettre au comité permanent de la santé

– À l’invitation de la Coalition canadienne de la santé, nous avons donné deux présentations à Ottawa. Le premier événement, en janvier 2017, était une formation pour les membres de la Coalition qui s’étaient déplacés pour rencontrer des députés sur la colline parlementaire afin de leur expliquer l’urgence et la pertinence d’adopter un régime universel public d’assurance médicaments au pays. Nous leur avons expliqué quels arguments donner pour les convaincre de ne pas adopter le modèle hybride public-privé québécois, qui favorise l’explosion des coûts et impose des conditions d’accès aux médicaments inéquitables. En avril 2017, nous avons participé au colloque international Une prescription pour l’équité organisé par la CCS, à un panel qui exposait ce que nous ne voulons pas comme régime d’assurance médicaments au pays. La présentation est disponible en ligne sur le site de la Coalition canadienne de la santé. (lien externe)


Un quatrième dépôt de lettres d’appui aura lieu dans les prochains mois. Donc, si votre organisme n’a pas encore appuyé la campagne, il n’est pas trop tard !


Pour en apprendre davantage :

Notre mémoire (juin 2009) :

Pour un régime public universel d’assurance médicaments au Québec

Rapport de recherche de Marc-André Gagnon et Guillaume Hébert, du Centre canadien des politiques alternatives et de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) – septembre 2010

Argumentaire économique pour un régime universel d’assurance-médicaments

Un article paru dans Vie économique, sept. 2011

L’évolution des dépenses en médicaments au Québec : sous contrôle, à quelles conditions ?

Daméco (octobre 2014)

Régime d’assurance médicaments du Québec : les impacts économiques de l’instauration d’un régime public et universel

Élisabeth Gibeau, in L’état du Québec 2016

Assurance médicaments : une pilule amère

Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, Mise en place d’un régime universel de base d’assurance médicaments au Québec – analyse de faisabilité, mai 1995.

Rapport Gagnon, 1995