Publicité sur la malbouffe au Canada : quel serait le meilleur encadrement ?

En 2006, une étude d’Union des consommateurs concluait à la nécessité « d’intervenir afin de réglementer, à défaut de pouvoir le responsabiliser, le secteur de l’industrie agroalimentaire en ce qui a trait à la publicité de la malbouffe destinée aux enfants ». Nous ajoutions : « Les conséquences d’une mauvaise alimentation chez ceux qui formeront le cœur de notre société de demain pourraient être dévastatrices et irréversibles. Il est plus que temps de réagir de façon réfléchie et ferme ». 13 ans plus tard, le sujet est plus que jamais d’actualité.

Pourquoi existe-t-il tant de publicités sur les aliments et les boissons qui s’adressent directement aux enfants, une clientèle qui n’est pourtant pas celle qui achètera les produits dont la publicité fait la promotion ? C’est que la stratégie des grandes marques, notamment, consiste à établir une relation avec les consommateurs, actuels et futurs. Et ce travail commence dès l’enfance.

Alors que les arguments contre la publicité sur la malbouffe abordent fréquemment l’aspect sanitaire, soit l’impact sur la santé des aliments trop riches en sel, gras ou sucre dont elle fait la promotion, notre projet nous a permis d’aborder le sujet du point de vue des droits des consommateurs, sur la base de certains des Principes directeurs des Nations Unies pour la protection du consommateur. Avec ces principes en filigrane de notre démarche, une importante revue de littérature a permis de dégager les tendances actuelles en matière d’encadrement de la publicité destinée aux enfants, notamment sur la malbouffe, de même que de constater les avancées depuis la parution de notre précédente recherche sur le sujet, en lien notamment avec l’évolution de la recherche scientifique sur le développement du cerveau des enfants.

Nous avons aussi effectué une analyse détaillée de l’encadrement en place au Canada, au Québec, en Suède, en Norvège, en France et aux États-Unis afin d’en faire une présentation synthétique à partir des informations pertinentes.

Nos constats nous ont fait converger vers une recommandation – soit d’adopter à l’échelle nationale un encadrement qui serait modelé sur celui qui est édicté par la législation québécoise, qui consiste à interdire totalement la publicité destinée aux enfants de moins de 13 ans – qu’elle porte sur la malbouffe ou tout autre produit.


Voir le rapport complet

Publicité sur la malbouffe au Canada : quel serait le meilleur encadrement possible ? 
(Janvier 2020 – 69 pages)

Rapport final

Sommaire exécutif

Junk food advertising in Canada : What would be the best framework ? 
(January 2020 – 60 pages)

Final report

Executive summary

Rapport de recherche réalisé par Union des consommateurs et présenté au Bureau de la consommation d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada.

Union des consommateurs a reçu du financement en vertu du Programme de contributions pour les organisations sans but lucratif de consommateurs et de bénévoles d’Industrie Canada. Les opinions exprimées dans ce rapport ne sont pas nécessairement celles d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada ou du gouvernement du Canada.