Rentrée parlementaire à Ottawa: faire plus pour la résilience des Canadiens
Alors que les parlementaires sont de retour à Ottawa, Union des consommateurs («Union») souhaite revenir sur les mesures d’abordabilité présentées lundi par le gouvernement et, ce faisant, proposer d’autres avenues pour venir en aide aux ménages.
Union accueille favorablement la bonification de 25% du crédit TPS sur cinq ans, qui apportera une aide bienvenue aux ménages à faible revenu, alors que l’inflation alimentaire continue de mettre leurs finances sous pression. Cependant, nous remettons en question le format du versement unique prévu en juin 2026, équivalent à 50% de la valeur annuelle du crédit auquel les prestataires ont droit. Il est plus avisé de mettre en place des mesures structurantes et pérennes qui s’attaquent aux problématiques de fond de la pauvreté et renforcent le filet social, plutôt que de miser sur des aides temporaires qui disparaissent à l’issue de leur durée.
Abolition de la TPS sur les biens et services essentiels
Outre l’augmentation permanente des prestations du crédit TPS ou l’élargissement de l’admissibilité à ce crédit, le gouvernement pourrait abolir la TPS sur les biens et services essentiels, tels que les combustibles de chauffage, le service téléphonique de base, les vêtements d’enfants, le matériel scolaire, l’ensemble des produits alimentaires et de santé, ainsi que l’électricité. Une telle mesure permettrait de réduire directement les dépenses incompressibles des ménages à faible revenu, tout en simplifiant la prise de décision des consommateurs, particulièrement en épicerie, où la multiplicité des règles et exceptions en matière de taxation complique leurs choix et rend plus difficile la comparaison entre les produits.
Une autre mesure structurante et pérenne consisterait à augmenter le financement du régime national d’assurance médicaments, afin non seulement de combler les lacunes de couverture des régimes publics, mais aussi de garantir une couverture publique et gratuite des médicaments essentiels et des traitements pour les maladies rares pour l’ensemble des Canadiens. Si des investissements initiaux sont nécessaires, les retombées sur l’état de santé et la situation financière des Canadiens n’en seraient que plus importantes.

