CAMPAGNE : Pour un régime d’assurance médicaments entièrement public

Depuis 2009, Union des consommateurs mène une campagne d’appuis pour l’instauration d’un régime entièrement public d’assurance médicaments au Québec.

 

Ce reportage de 22 minutes réalisé par les Alter Citoyens présente notamment les opinions de M. Jean Rochon, M. Alain Vadeboncoeur, M. Marc-André Gagnon et d’autres acteurs de la société civile (2014).

Par cette campagne d’appui, nous sollicitons les appuis de groupes, communautaires et syndicaux, et de personnalités influentes (médecins, chercheurs, professeurs, politiciens, …), afin de :

  1. Remettre à l’ordre du jour le débat sur la couverture des médicaments dans notre système public de santé
  2. Contribuer à mettre de la pression sur les élus pour l’adoption d’un régime entièrement public d’assurance médicaments

Nous avons en outre effectué de nombreuses présentations, au fil des ans, afin de présenter l’argumentaire et rallier les forces. Différents articles ont aussi été publiés, qui ont aidé à établir la crédibilité de notre revendication. Enfin, deux journées d’étude ont été organisées, en 2010 et en 2014, afin de bonifier l’argumentaire et d’outiller les parties prenantes dans ce dossier.

À l’heure actuelle, 458 organisations communautaires et syndicales, et spécialistes appuient formellement l’idée d’un régime entièrement public d’assurance médicaments.

Liste des appuis à un régime public universel d’assurance médicaments au Québec — 21 novembre 2018 (PDF)

À votre tour !

Notre demande d’appui (PDF)

Téléchargez le modèle de lettre d’appui pour les groupes (Doc)

Téléchargez le modèle de lettre d’appui pour les individus (experts du domaine de la santé — médecins, pharmaciens, chercheurs, professeurs d’université…) (Doc)

Et n’hésitez pas à faire circuler dans vos réseaux !


Un quatrième dépôt de lettres d’appui aura lieu dans les prochains mois. Aidez-nous à atteindre rapidement le nombre de 500 appuis !


Autres campagnes en cours

Plusieurs organisations militent activement pour l’instauration d’un régime entièrement public d’assurance médicaments au Québec et au Canada. Parmi celles-ci, la Coalition solidarité santé, dont nous sommes membres et avec qui nous collaborons étroitement pour la campagne Le remède aux coupures, ça existe et on l’a. Cette campagne permet de récolter les appuis individuels, par le biais de lettres envoyées aux députés.
Tous peuvent participer en envoyant, en quelques clics, une lettre à leur député.

L’objectif est d’atteindre 10 000 lettres envoyées d’ici la fin août 2018. Il est possible de voir combien de lettres son député a reçu, à l’onglet « Taux de participation ». À utiliser lors des rencontres avec vos députés !


Argumentaire à l’appui de notre revendication :


Grandes étapes de notre campagne

En 2018

En 2017

  • Publication d’un billet « Facture plus détaillée en pharmacie – Bonne nouvelle, mais… », en réaction à l’entrée en vigueur de l’obligation pour les pharmaciens de mentionner leurs honoraires sur les factures remises à leurs clients
  • À l’invitation de la Coalition canadienne de la santé, nous avons donné deux présentations à Ottawa. Le premier événement, en janvier 2017, était une formation pour les membres de la Coalition qui s’étaient déplacés pour rencontrer des députés sur la colline parlementaire afin de leur expliquer l’urgence et la pertinence d’adopter un régime universel public d’assurance médicaments au pays. Nous leur avons expliqué quels arguments donner pour les convaincre de ne pas adopter le modèle hybride public-privé québécois, qui favorise l’explosion des coûts et impose des conditions d’accès aux médicaments inéquitables. En avril 2017, nous avons participé au colloque international Une prescription pour l’équité organisé par la CCS, à un panel qui exposait ce que nous ne voulons pas comme régime d’assurance médicaments au pays. La présentation est disponible en ligne.
  • Le Comité permanent de la Santé de la Chambre des Communes à Ottawa a tenu pas moins de 21 rencontres portant sur l’élaboration d’un régime national d’assurance médicaments. Nous avons écrit aux membres du Comité, pour leur dire, entre autres que : « Agir pour réduire ces coûts nous semble être une priorité dans l’agenda des prochaines années. Et le leadership du gouvernement fédéral pourrait être décisif en la matière, comme lors de l’adoption de l’assurance hospitalisation et de l’assurance santé. Nous appuierons donc toute démarche visant à intégrer les médicaments au système public de santé et, pour ce faire, nous suggérons l’adoption d’un régime d’assurance médicaments entièrement public, avec financement pour les provinces. »
    https://www.noscommunes.ca/Content/Committee/421/HESA/Brief/BR8290926/br-external/UnionDesConsommateurs-f.pdf

En 2016
Conférence « Solutions fiscales : nous avons les moyens de faire autrement », organisée par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics (Coalition Main rouge). Nous avons coordonné l’organisation de cet événement, et participé au deuxième panel, qui détaillait certaines des solutions fiscales et mesures de contrôle des dépenses mises de l’avant par la Coalition pour démontrer que nous aurions les moyens de faire autrement pour financer adéquatement nos services publics et programmes sociaux. La question du contrôle du coût des médicaments, et de l’adoption nécessaire d’un régime entièrement public d’assurance médicaments a été abordée, avec aussi une prise de parole de l’ancien ministre de la Santé Jean Rochon pendant la période d’échange. Visionnez la conférence en ligne.

En 2015

Novembre

  • Parution d’une analyse dans L’État du Québec 2016 intitulée « Assurance médicaments : une pilule amère ». Disponible en librairie et sous peu, en version web.
  • Envoi d’une lettre à la nouvelle ministre de la Santé, Mme Philpott, cosignée par M. Jean Rochon, spécialiste en santé publique et ancien ministre de la Santé et des services sociaux du Québec. Voici un extrait de la lettre :
    « (…) Agir pour réduire ces coûts nous semble être une priorité dans l’agenda des prochaines années. Et le leadership du gouvernement fédéral pourrait être décisif en la matière, comme lors de l’adoption de l’assurance hospitalisation et de l’assurance santé.
    Nous appuierons donc toute démarche visant à intégrer les médicaments au système public de santé et, pour ce faire, nous suggérons l’adoption d’un régime d’assurance médicaments entièrement public, avec financement pour les provinces.
    Vous aurez des appuis ici au Québec si vous décidez de bouger dans cette direction. En effet, notre régime d’assurance médicaments hybride, public et privé, adopté en 1997 alors que M. Rochon, cosignataire de la présente lettre, était ministre de la Santé, est mûr pour une transformation majeure. Ainsi, M. Rochon, et plus de 400 autres groupes, experts et personnalités ont rejoint la campagne que nous menons depuis 6 ans, et formellement signifié leur appui à un régime entièrement public d’assurance médicaments. (…)»
    Une copie de cette lettre a été envoyée à M. Trudeau, ainsi qu’au ministre de la Santé du Québec, M. Barrette, et aux 412 signataires de la campagne d’appui.

Juillet 

  • Envoi d’une lettre aux partis politiques, dans le cadre de la campagne électorale fédérale, ayant pour titre : « Vers un régime pancanadien d’assurance médicaments… mais pas sur le modèle hybride public-privé québécois ». Dans la foulée, parution d’une lettre ouverte dans Le Devoir.

Mars  

  • Le Commissaire à la santé et au bien-être publie un rapport intitulé «Les médicaments d’ordonnance : agir sur les coûts et l’usage au bénéfice du patient et de la pérennité du système», dans lequel, dès l’introduction, il incite fortement le gouvernement à avoir une réflexion sérieuse sur le régime d’assurance médicaments en raison des problèmes d’iniquités qu’il génère.
  • Le Commissaire mentionne aussi notre campagne (p.100), en réitérant l’importance de se pencher sur les enjeux qu’elle soulève : «Plusieurs réclament une couverture publique universelle des médicaments (…). À titre d’exemple, l’Union des consommateurs mène depuis plusieurs années déjà une campagne d’appui pour l’instauration d’un régime entièrement public d’assurance médicaments, qui compte de plus en plus d’adhérents. (…) Si le Commissaire a choisi de se concentrer sur les améliorations à apporter au système actuel en recommandant des solutions concrètes et immédiates pour répondre aux problèmes d’iniquités, il considère qu’une réflexion plus large sur la forme que devrait prendre le RGAM doit avoir lieu.»
  • Le rapport est disponible sur le site du Commissaire à la santé et au bien-être (document PDF)

En 2014 
Une deuxième journée d’étude a lieu, sous le thème Priorité assurance médicaments entièrement publique : adopter les meilleures pratiques pour l’équité et les finances publiques. M. Jean Rochon est le parrain d’honneur de l’événement, qui est animé par le Dr Alain Vadeboncoeur. Pour en savoir plus (présentation des conférenciers, liste des participants, ordre du jour…), cliquez ici.

En 2013 
L’ex-ministre Jean Rochon donne son appui à notre campagne. Il était, en 1997, le ministre de la Santé et des Services sociaux au moment de l’adoption du régime hybride (public-privé) actuel d’assurance médicaments et se prononce aujourd’hui publiquement pour sa réforme.

En 2012

  • Une lettre ouverte paraît dans Le Devoir. Quelques jours plus tard, une représentante d’Union des consommateurs est présente à l’Assemblée nationale pour souligner le dépôt du projet de loi Pharma Québec en rappelant l’urgence de l’adoption d’un régime entièrement public d’assurance médicaments au Québec. Pour visionner le clip, cliquez ici.
  • En novembre paraît aussi un dossier rédigé pour le magazine Quoi de neuf de l’AREQ (58 000 exemplaires postés).
  • Un troisième dépôt de lettres a lieu, lors d’une conférence de presse initiée par le député de Mercier, Amir Khadir, et à laquelle assistaient les représentants d’Union des consommateurs, de la Coalition solidarité santé, de la FIQ, de l’APTS et du R des centres de femmes. L’événement entourait le dépôt d’une motion à l’Assemblée nationale par Québec solidaire pour l’instauration d’un régime entièrement public d’assurance médicaments au Québec. Cette motion a été suivie d’un débat de deux heures et d’un vote qui a battu la motion, tous les partis ayant voté contre, à l’exception de Québec solidaire.
  • Parution d’une capsule dans le cadre de la rubrique La question à 100 $, RDI Économie. «Pourquoi les médicaments coûtent-ils si cher au Canada ?»

En 2011

En 2010
Organisation d’une journée d’étude sous le thème : Contrôler le coût des médicaments : cible prioritaire pour les finances publiques. À cette occasion, 137 lettres d’appui sont remises au député de Mercier, Dr Amir Khadir. Voyez tous les détails sur cette journée (participants, conférenciers, documents de référence, revue de presse…) en cliquant ici.

En 2009
Début de la campagne d’appui. Sortie publique d’Union des consommateurs, l’AQDR et la COCQ-Sida, pour relancer le débat sur la pertinence d’un régime entièrement public d’assurance médicaments.